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QUESTION D'ACTU

Protection hygiénique

Précarité menstruelle : qui sont les femmes concernées ?

1,7 million de femmes manquent en France de protections hygiéniques.

Précarité menstruelle : qui sont les femmes concernées ? Suphansa Subruayying / istock.

  • Publié 31.05.2019 à 17h00
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En réponse à de nombreuses demandes d’associations, la secrétaire d’Etat chargée de l’Égalité femmes/hommes Marlène Schiappa veut mettre en place une stratégie de lutte contre la précarité menstruelle. "Oui, les règles des femmes doivent devenir des sujets de politiques publiques: accès gratuit aux protections hygiéniques pour celles en difficulté, transparence / composition, recyclage, engagement des industriels, innovation : levons le tabou", peut-on lire sur son compte twitter.

Gratuité des protections hygiéniques

L’idée est d’expérimenter la gratuité des protections hygiéniques pour les personnes précaires dans les écoles, les hôpitaux et les prisons. Cette mission a été confiée à la sénatrice Patricia Schillinger (LREM), qui doit étudier "les objectifs et modalités" de la mise en place d’un tel dispositif dans plusieurs "lieux collectifs".

Travailleuses pauvres, étudiantes, sans-abri...  Selon un sondage Ifop pour Dons solidaires, 1,7 million de femmes manquent en France de protections hygiéniques. Plus d'une femme sur trois ne change pas suffisamment de protection ou utilise des produits inadaptés, augmentant leur risque de faire un choc toxique. 12% des jeunes filles ne sont pas allées en cours pour cette raison.

Substances chimiques

"Quand t'as tes règles et que tu n'as pas le droit d'acheter des trucs, tu vas chouraver des serviettes, des machins et tout. Mais parfois, tu n'as pas eu le temps ou tu n'as pas pu, comment tu fais? Tu te mets des journaux, des machins… On n'en parle jamais de ça, pourquoi ces trucs-là, ce n'est pas remboursé par la sécu ?", interpelle la comédienne Corinne Masiero, qui a connu la rue, dans une interview accordée à Brut.

L’année dernière, un rapport de l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) déplorait également que des substances chimiques "en très faible concentration" soient été détectées dans les protections intimes féminines, comme les tampons, les serviettes hygiéniques ou les coupes menstruelles.

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