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Activité physique

Maladies chroniques : l'Inserm plaide en faveur du sport sur ordonnance

Un rapport de l’Inserm réaffirme les bénéfices de l’activité physique, particulièrement contre dix maladies chroniques fréquentes.

Maladies chroniques : l'Inserm plaide en faveur du sport sur ordonnance Likoper / iStock

  • Publié 15.02.2019 à 21h40
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Le sport, aussi efficace qu’un médicament. Voilà ce qu’affirme à nouveau l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans un rapport rendu public jeudi 14 février. En 820 pages, l’Inserm détaille en quoi et comment l’activité physique peut prévenir et soigner dix maladies chroniques. Un enjeu de santé publique majeur, alors qu’un Français sur quatre souffre d’obésité, d’insuffisance cardiaque, de diabète ou encore de dépression. Depuis mars 2017, les médecins peuvent prescrire du sport à leurs patients. Le problème, c’est qu’ils sont encore trop peu à le faire. De plus, ces séances d’activité physique ne sont pas remboursées.

Danse, yoga… des effets bénéfiques

L’expertise collective de l’Inserm a été demandée par le Ministère des Sports. En tout, les chercheurs ont analysé plus de 1600 études sur l’impact d'une activité physique régulière sur dix maladies chroniques. Entre autres conclusions, l’Inserm affirme que pratiquer la danse ou le yoga après un infarctus permet de faire baisser de 20% le risque de récidive ou de réhospitalisation. Aussi, un sport adapté permet de réduire la fatigue et les douleurs chez les personnes atteintes d’un cancer. Pourtant, les données montrent qu’après un diagnostic de cancer, le niveau de dépense physique diminue chez les malades.

Un sport adapté à la pathologie et au patient

Généralement, les médecins proposent aux patients de se reposer. L’inserm veut prouver que bouger est au contraire plus efficace. L’institut recommande au moins trois séances de sport par semaine, en plus de trente minutes de marche quotidienne. Les experts précisent toutefois que l’activité physique doit être adaptée à la pathologie. Ainsi, pour une personne obèse, un médecin devrait insister sur la diminution du tour de taille plutôt que sur la perte de poids, avec une activité d’endurance. En cas de cancer, il vaudrait mieux privilégier endurance et renforcement musculaire. De plus, l’Inserm propose de personnaliser le sport prescrit. En fonction des goûts du patient, afin que ce dernier ne se lasse pas. Car il faut tenir sur le long terme, voire à vie.

Insister sur la formation des médecins

Enfin, l’Inserm se prononce en faveur d’une meilleure formation des médecins. L’institut recommande de généraliser, dans les études de médecine, un module obligatoire à ce sujet. Mercredi 13 février, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a justement présenté son projet de loi "Ma santé 2022" en Conseil des ministres. Il prévoit de réformer entièrement les études des futurs médecins.

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