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QUESTION D'ACTU

Etude dans The Lancet

L'obésité réduit l'espérance de vie de 3 à 10 ans

Les kilos s'accumulent et les années de vie se réduisent proportionnellement. Les personnes en surpoids ou obèses peuvent espérer vivre 1 à 10 ans de moins que les autres.

L'obésité réduit l'espérance de vie de 3 à 10 ans olly18/epictura

  • Publié 15.07.2016 à 18h17
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Surpoids et obésité réduisent l’espérance de vie. L’impact d’un excès de poids est désormais bien connu : diabète, hypertension artérielle, maladies hépatiques… Une équipe internationale vient de chiffrer ses conséquences sur la survie dans The Lancet. Les hommes sont les plus touchés : le risque de mourir avant 70 ans est trois fois plus élevé que chez les femmes.

L’étude livrée par le groupe Global BMI Mortality Collaboration est d’une ampleur inédite dans ce domaine : 3,9 millions d’adultes ont été suivis pendant 13 ans en moyenne. Âgés de 20 à 90 ans à leur entrée, ils ne fumaient pas et ne souffraient pas de maladie chronique lorsque leur IMC a été mesuré.

Jusqu'à dix ans de vie en moins

Comme constaté auparavant, les maladies coronariennes, l’AVC, les maladies respiratoires et le cancer surviennent plus souvent chez des personnes en surpoids ou obèses. Un IMC trop élevé augmente aussi le risque de mourir prématurément, c’est-à-dire avant l’âge de 70 ans. « En moyenne, les personnes en surpoids perdent une année d’espérance de vie et les personnes modérément obèses en perdent trois », illustre le Dr Emanuele Di Angelantonio, co-auteur de l’étude. Les formes les plus sévères d'obésité font quant à elles perdre jusqu'à 10 ans de vie.

Ce sont les hommes obèses qui paient le plus lourd tribut en la matière, loin devant les femmes d’IMC similaire. Ce risque triplé s’expliquerait par leur plus forte résistance à l’insuline, une plus grande accumulation de mauvaises graisses dans le foie, et donc une plus forte prévalence du diabète.



Un effet dose-dépendant

A l’heure où 20 % de la population européenne souffrent d’obésité, ces conclusions sont loin d’être rassurantes. Car comme le rappelle le Pr Sir Richard Peto, co-auteur de l’étude, « l’obésité est la deuxième cause de mortalité prématurée en Europe et en Amérique du Nord après le tabac. » Sur le Vieux continent, un décès prématuré sur sept est dû à l’excès de poids. Outre-Atlantique, c’est un décès sur cinq. Mais les personnes qui pèsent trop peu sont également exposées : la privation a aussi de lourdes conséquences sur l’organisme.


Dans un commentaire associé à l’étude, trois membres des Instituts américains pour la santé (NIH) relativisent toutefois la portée de ces travaux. La mesure de l’IMC est de plus en plus contestée pour évaluer le surpoids et l’obésité. En effet, cette donnée ne tient pas compte de l’impact des comorbidités. L’autre problématique soulevée par de telles publications concerne leur utilisation. Les limites « ne seront probablement pas résolues par des ensembles de données toujours plus large sans développement supplémentaire dans la conception de l’étude », estiment les Dr David Berrigan, Richard Troiano et Barry Graubard.

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