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QUESTION D'ACTU

Risque de complications graves

Sclérose en plaques : une chimiothérapie stoppe la progression

Une puissante chimiothérapie a permis de stopper l’évolution de la sclérose en plaques chez les patients d’un essai. Le traitement a toutefois entraîné la mort d’un participant.

Sclérose en plaques : une chimiothérapie stoppe la progression tipchai/epictura

  • Publié 11.06.2016 à 17h14
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C’est une annonce pleine de promesses, mais aussi d’interrogations. Grâce à une puissante chimiothérapie, des médecins britanniques sont parvenus à contenir la sclérose en plaques (SEP) chez 23 patients au cours d’une étude dont les résultats sont publiés dans le Lancet. Les auteurs expliquent ainsi avoir pu stopper les rechutes et le développement de nouvelles lésions cérébrales liées à la SEP, sans avoir à poursuivre une thérapie médicamenteuse.

Promesses et risques

Deux millions de personnes dans le monde (100 000 en France) sont atteintes de cette pathologie grave du système immunitaire. C’est peu dire que la prouesse donne espoir, alors que les traitements actuels ne permettent pas de guérir la maladie et peinent à enrayer sa progression.

Pourtant, bien qu’il s’agisse du « premier traitement capable de produire ce niveau de contrôle de la maladie ou de récupération neurologique, les risques liés au traitement limitent son utilisation à grande échelle », expliquent des experts canadiens cités dans la revue.

De fait, parmi les 24 malades volontaires (âgés de 18 à 50 ans) qui ont bénéficié de cette chimiothérapie très agressive, l'un est décédé de complications hépatiques et infectieuses liées au traitement. En effet, ce dernier entraîne la « destruction complète » du système immunitaire ; les effets secondaires sont potentiellement nombreux et graves.

Aucune rechute 

Pour les 23 autres patients, toutefois, les résultats semblent positifs. Tous étaient atteints d’une forme sévère de la maladie et ont vu leur maladie être contenue grâce à la chimiothérapie. « Huit d'entre eux ont eu une amélioration durable de leur handicap 7,5 ans après le traitement », assurent les chercheurs.

Aucune rechute n'a été observée pendant la période d'étude, entre quatre et 13 ans. Après le traitement, une seule nouvelle lésion a été décelée sur 327 examens, ajoutent les auteurs de l'étude, précisant que les « avantages potentiels » du traitement « doivent être pondérés par le risque de complications graves ».

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