- 641.046 personnes sont décédées en 2024 en France. Cela représente 4.000 décès de plus en un an.
- Par contre, le taux de mortalité standardisé a diminué de 11 décès pour 100.000 habitants par rapport à 2023.
- Les tumeurs sont la première cause de décès chez les hommes et chez les femmes.
En 2024, les tumeurs, essentiellement les cancers, ont été la première cause de mortalité sur le sol français, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. C’est ce que révèle le bilan annuel de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Inserm et Santé publique France, qui fait le point sur les causes de décès les plus fréquentes dans le pays.
La mortalité liée au cancer du pancréas augmente
Si le nombre de décès a grimpé de 4.000 décès en un an pour atteindre 641.046 personnes, les experts des études conjointes sur la mortalité française notent que le taux de mortalité standardisé qui tient compte du vieillissement de la population a baissé. Il est de 777,9 décès pour 100.000 habitants contre 828,3 décès pour 100.000 habitants en 2023.
"Le taux de mortalité standardisé en 2024 se situe à un niveau inférieur à celui de 2019. Pourtant, la mortalité en France reste supérieure à celle que l’on attendait si la tendance à la baisse observée avant la pandémie de Covid-19 s’était prolongée jusqu’en 2024", ajoutent les experts du Dress, de l'Inserm et de Santé publique France dans leur communiqué commun.
Les tumeurs, encore une fois première cause de décès, représentent plus d’un quart des décès (27,1 %). Cette mortalité affiche une baisse depuis plusieurs années. Toutefois, ce chiffre global cache des situations bien différentes. En effet, le cancer du pancréas tue davantage de patients, tout comme celui du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes. Par ailleurs, les personnes emportées par des cancers sont généralement "plus jeunes que celles, toutes causes confondues".
Sur la deuxième marche du podium des décès en France, on trouve les maladies cardio-neurovasculaires (l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral et l’insuffisance cardiaque). Elles sont, pour leur part, responsables de plus d’un cinquième des décès (21,2 %). Comme les tumeurs, ces pathologies présentent un léger recul de leur mortalité par rapport à l’année précédente.
Les décès par maladies respiratoires grimpent alors que ceux liés à la covid-19 baissent
Le bilan annuel note que la diminution de la mortalité toutes causes confondues observée en 2024 est nourrie par le repli des décès liés à la Covid-19 (-7 décès pour 100.000 habitants). Par contre, les maladies de l’appareil respiratoire (hors coronavirus) ont grimpé de 5 décès pour 100.000 habitants. Cette hausse a été portée par les décès liés aux grippes et aux pneumonies. "On note une progression de la mortalité due aux maladies infectieuses en particulier les septicémies, ainsi qu’une tendance à la hausse, depuis 2019 des infections de l’appareil génito-urinaire", ajoute le rapport.
Après avoir analysé les données de 2024, les experts ont commencé à plancher sur les chiffres de 2025. Leur estimation provisoire table sur des taux de mortalité des tumeurs et des maladies cardio-neurovasculaires en légère baisse. En revanche, le nombre de décès du fait de ces maladies devrait être "stable ou en hausse en raison de l’arrivée de la génération du baby-boom à des âges avancés".



