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QUESTION D'ACTU

Semaine mondiale de l'allergie

Symptômes, risques, bons gestes : ce qu'il faut savoir sur les allergies

La Semaine Mondiale de l’Allergie organisée du 21 au 27 juin est l’occasion de rappeler les symptômes, les risques et les moyens de prévention contre cette maladie chronique qui concerne un Français sur trois, tout de même.

Symptômes, risques, bons gestes : ce qu'il faut savoir sur les allergies dragana991/istock




L'ESSENTIEL
  • Dans 20 % des cas, la rhinite allergique est associée à un asthme allergique.
  • L’allergie alimentaire peut entre autres causer des troubles gastriques, des vomissements, des diarrhées ou encore une urticaire.
  • Pour réduire le risque d'allergie, il est recommandé de ne pas éviter les aliments allergisants lors de la diversification de l'alimentation du bébé.

"Les maladies allergiques ne sont pas assez connues et reconnues dans le pays", prévient la Dr Séverine Fernandez, allergologue et responsable de l'organisation de la Semaine Mondiale de l’Allergie en France. Pour ses collègues et elle, cette opération de sensibilisation est notamment le moment pour rappeler les signes d’une allergie et comment réduire les risques. 

Symptômes de l'allergie : "au moindre doute, il faut consulter son médecin"

Le tableau clinique des allergies n’est pas tout à fait le même si la personne fait une réaction aux pollens, aux aliments, aux médicaments ou à du venin. Les allergies respiratoires se caractérisent le plus souvent par des crises d’éternuements, un nez qui coule, des démangeaisons au niveau du nez ou de la gorge, des yeux rouges ou qui pleurent. De plus, dans 20 % des cas, la rhinite allergique est associée à un asthme allergique. "On voit de plus en plus les conséquences de ces maladies chroniques sur l'apparition d'asthmes. Ils sont par ailleurs de plus en plus difficiles à traiter. Ils ont des retentissements, notamment chez les enfants, avec des situations d’échec scolaire. Les asthmes allergiques peuvent entraîner chez les jeunes des apnées du sommeil, des troubles du sommeil et donc des problèmes de concentration gênants", précise la Dr Séverine Fernandez.

L’allergie alimentaire peut provoquer de son côté des troubles gastriques, des vomissements, des diarrhées ou encore une urticaire. Ces signes apparaissent assez vite : de quelques minutes à deux heures après l’ingestion de l’aliment problématique. Lors d’une réaction allergique à un médicament, les principaux troubles sont une urticaire, une rhino-conjonctivite ou encore des difficultés à respirer en raison d'un spasme des bronches.

"Au moindre doute, il faut consulter son médecin. Les généralistes connaissent bien les premiers signes d'allergie. Ce dernier déterminera si les troubles nécessitent ou pas d'aller plus loin avec un allergologue, ou si le trouble est léger et permet une prise en charge simple avec lui", explique la spécialiste.

Les allergies ne sont pas que des troubles gênants, elles peuvent avoir des conséquences sévères, voire dangereuses. Les signes d’alerte des cas graves sont une réaction généralisée réunissant plusieurs symptômes : une urticaire, une gêne respiratoire, des vomissements et une chute de tension. Les œdèmes de Quincke ou un choc anaphylactique comportent par ailleurs un risque vital. "Face aux allergies sévères, il faut rapidement identifier s’il s’agit d’une allergie alimentaire, médicamenteuse ou à une piqûre d'insectes (guêpes, abeilles…)", indique l’allergologue. 

"Ce qui est important de savoir, c’est qu’une allergie prise en charge dès le départ aura moins de conséquences", ajoute l’experte. 

Comment réduire les risques allergiques ?

Si les cas d’allergies ainsi que leur sévérité ont tendance à augmenter depuis plusieurs années, plusieurs gestes permettent de réduire les risques de souffrir de ce trouble. "Pour les allergies alimentaires, les études ont montré que la diversification précoce est un premier pas vers l'amélioration des tolérances et la diminution des réactions allergiques. Ainsi, vers l'âge de 4 à 6 mois, lorsqu’on commence à introduire des fruits et légumes dans l’alimentation du bébé, on propose aussi ceux dits allergisants", explique le Dr Fernandez. C’est-à-dire qu’il ne faut pas hésiter à faire manger à l’enfant des cacahuètes, des fruits à coque ou encore du kiwi et des œufs. 

"Introduire, ça veut dire donner l’aliment potentiellement allergène de manière régulière. Ce n’est pas lui faire goûter une fois, puis lui en redonner un an plus tard. Cette introduction peut se faire à base de poudre ou avec des purées." De plus, il est essentiel que le produit soit le plus naturel possible pour que la stratégie soit efficace. 

Se protéger contre les allergies aux pollens est plus difficile. "Pour les allergies respiratoires, malheureusement, il y a peu d’actions possibles, prévient l’experte. Il est conseillé de privilégier des arbres entomophiles (pollinisation via les insectes) dans son jardin pour diminuer l’exposition et donc les risques. Par exemple, les acacias, les lauriers, le merisier, les poiriers et les pommiers… Mais il faut savoir que le pollen peut parcourir des dizaines de kilomètres, donc c’est difficile à maîtriser"

Pour réduire les crises, les personnes souffrant d’allergie respiratoire peuvent essayer de limiter leur exposition aux pollens en adoptant aussi quelques bons gestes : 

  • aérer au moins 10 min avant le lever et après le coucher du soleil : le soleil stimule l’émission des pollens ;
  • éviter de sortir le matin : c’est le moment de la journée où les pics de pollens sont les plus élevés ;
  • se brosser ou rincer les cheveux avant de se coucher le soir afin de retirer le pollen accumulé dans la chevelure pendant la journée ;
  • se laver régulièrement le nez avec du sérum physiologique ;
  • ne pas sortir avec les cheveux mouillés ou les sécher rapidement après une baignade : les cheveux mouillés retiennent le pollen ;
  • ne pas s’exposer à d’ autres substances irritantes ou allergisantes à l’intérieur : tabac, produits d’entretien, parfums d’intérieur, encens, etc ;
  • utiliser des purificateurs d’air : ils peuvent aider à réduire le pollen à l’intérieur ;
  • délaisser les activités extérieures ou sportives lors des pics de pollens ; 
  • éviter de faire sécher le linge dehors ;
  • porter des lunettes de soleil et un masque de protection lors des déplacements en extérieur ;
  • ne pas rouler avec les fenêtres ouvertes ;
  • arroser les plantes en fin de journée : l’eau permet de plaquer le pollen au sol.
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