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Cancer du rein : un diagnostic tardif encore trop souvent
Cancer du rein : un diagnostic tardif encore trop souvent
Publié le 31.12.2019
Cancer du rein : un diagnostic tardif encore trop souvent
©123RF-Wavebreak Media Ltd

Cancer du rein : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer un cancer du rein ?

Le cancer du rein doit être évoqué en cas de présence de sang dans les urines, d'une douleur dans le flanc ou d'une masse palpable dans le bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires.
Le cancer du rein entraine parfois des signes qui ne sont pas spécifiques comme une altération de l'état de santé général avec une perte de poids et/ou une fièvre inexpliquée.
Il est important d'informer son médecin si un ou plusieurs de ces signes apparaissent : il réalisera des examens afin d'en déterminer l'origine.

Comment trouver le cancer du rein dès son début ?

Le cancer du rein est caractérisé par une évolution lente et peu bruyante et le risque est de rater les stades de début alors que le traitement à un stade précoce accroît les chances de survie.
La stratégie de diagnostic précoce est donc basée sur le dépistage chez les personnes à risque qui doivent avoir des examens des reins plus fréquents :
• Les personnes atteintes de certains troubles génétiques héréditaires : syndrome de von Hippel-Lindau, carcinome papillaire à cellules rénales héréditaire, léiomyomatose héréditaire et carcinome à cellules rénales, syndrome de Birt-Hogg-Dubé et sclérose tubéreuse.
• Les personnes en dialyse rénale prolongée.

Comment faire le diagnostic de cancer du rein ?

Le plus souvent, le cancer du rein est donc découvert par hasard au cours d'une échographie ou d'un scanner du ventre, réalisé pour une autre raison. Dans les autres cas, il peut être révélé par des signes (douleur, hématurie, masse lombaire), en cas de gonflement des jambes ou lors de la découverte de métastases. Plus rarement, il est décelé dans le cadre d'un dépistage proposé aux membres d'une famille concernée par une forme héréditaire de cancer du rein.
Quel que soit le contexte de découverte, un certain nombre d'examens doivent être réalisés afin de conforter le diagnostic. Ces examens cherchent à établir le diagnostic de cancer et déterminer l’extension de la maladie (son « stade ») et identifier les maladies co-existantes et les contre-indications éventuelles à certains traitements.
Lors de la consultation, le médecin interroge sur les antécédents personnels et familiaux. Il se renseigne notamment sur l'existence d'autres cas de cancers du rein dans la famille. Cette information permet de rechercher la présence éventuelle d'une forme héréditaire de cancer du rein. Le médecin recherche surtout des facteurs de risque et les signes qui peuvent être associés à un cancer du rein. Il réalise ensuite un examen clinique, notamment au niveau de la région lombaire où se trouvent les reins, ainsi qu’à la base du cou où il recherche des ganglions. L’examen des bourses et des jambes complète l’examen afin de rechercher une compression gênant le retour veineux.
Le diagnostic repose essentiellement sur des examens d'imagerie et plus précisément sur un scanner du ventre (« de l'abdomen »). C'est l'examen de référence car il permet de diagnostiquer le cancer du rein, de mesurer sa taille et d'évaluer son extension à l'extérieur du rein (extension locale, régionale et métastatique). Une IRM de l'abdomen est parfois réalisée en complément ou à la place du scanner. Par ailleurs, un bilan sanguin adapté à chaque patient et à la nature du traitement envisagé est également effectué.
A ce stade, il est préférable d’être orienté vers un centre de référence des cancers du rein pour être pris en charge par une équipe spécialisée. Le plus souvent, une chirurgie du rein est réalisée et le diagnostic est confirmé par l'examen « anatomopathologique » de la « pièce opératoire », retirée lors de la chirurgie. Parfois, au lieu d'opérer directement le rein, on réalise une biopsie, c'est-à-dire qu'on prélève un échantillon de rein dans la zone suspecte afin de l'analyser.
Réalisé sur la pièce opératoire ou sur la biopsie, l'examen anatomopathologique est l'examen indispensable pour confirmer le diagnostic de cancer. Il permet, par ailleurs, de préciser le type de cellules impliquées (le « type histologique ») et la capacité d'évolution de la tumeur (le « grade histologique »).
Des examens d'imagerie peuvent être proposés pour rechercher d'éventuelles métastases. Il s'agit notamment d'un scanner du thorax (souvent réalisé en même temps que le scanner de l'abdomen), d'une scintigraphie osseuse, d'un scanner (ou d'une IRM) cérébral. Ces examens permettent de déterminer si des métastases sont présentes au niveau des localisations traditionnelles des métastases du cancer du rein : poumons, os et cerveau.

Faut-il consulter en urgence ?

Le cancer du rein peut être responsable de complications, essentiellement en raison des métastases qui peuvent être à l’origine de compressions (compression des nerfs, des vaisseaux sanguins,…) et de fractures osseuses.
En cas de cancer du rein, il faut donc consulter en urgence devant toute apparition de signes neurologiques, tout essoufflement brutal, en cas d’apparition d’œdèmes des membres inférieurs ou en cas de fracture.

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