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QUESTION D'ACTU

Chirurgiens et anesthésistes libéraux

Attentat à Charlie hebdo : les médecins mettent leur grève entre parenthèses

En ce jour de deuil national et devant "la menace sanitaire potentielle", le syndicat des chirurgiens et des anesthésistes libéraux Le Bloc a "suspendu le mouvement d’arrêt d’activité".

Attentat à Charlie hebdo : les médecins mettent leur grève entre parenthèses OJO Images / Rex Featur/REX/SIPA

  • Publié 08.01.2015 à 19h08
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Ils invoquent tout simplement le bon sens. Après l'attentat terroriste contre le journal Charlie Hebdo qui a fait 12 morts mercredi, le syndicat des chirurgiens et des anesthésistes libéraux Le Bloc a annoncé suspendre leur grève débutée lundi. « Nous avons décidé d'arrêter le mouvement. Devant les attentats, on ne voudrait pas poser problème dans les services d'urgences puisqu'actuellement, avec le plan Vigipirate, on doit être disponibles », annonçait ce matin Jean Marty, porte-parole du syndicat le Bloc. Il revient  avec pourquoidocteur.fr sur les raisons de cette suspension de la grève et sur le rôle des médecins libéraux en ces temps particulièrement troublés.

Suspendre la grève : une réaction de bon sens

« Nous avions le sentiment que nous étions tous attaqués par cet attentat, que ça nous paraissait être l’horreur et que ça dépassait la force de nos préoccupations dans le ait de sauver  le système sanitaire. Les risques étaient infiniment plus grands et nous pensions qu’il fallait que chacun puisse être  disponible si besoin, parce qu’on savait qu’il y avait des problèmes dans le cadre des urgences notamment dans la région parisienne. C’était une réaction de bon sens. »

Ecoutez le Dr Jean Marty, porte-parole du Bloc : « Nous pensions qu’il fallait que chacun puisse être disponible, si besoin ».



Les libéraux à la disposition des pouvoirs publics

« Lors des accidents AZF à Toulouse voici (plus de) 10 ans, instantanément tous les établissements libéraux s’étaient rendus disponibles pour prendre en charge des quantités et des quantités de blessés qui s’étaient retrouvés dans des situations pitoyables. Je ne sais pas s’il y a des mesures particulières [en cas de vigipirate alerte attentat], mais l’esprit de responsabilité des libéraux fait que nous sommes à la disposition des pouvoirs publics pour apporter notre soutien. »

Ecoutez le Dr Jean Marty : « Lors des accidents AZF à Toulouse, tous les établissements libéraux s’étaient rendus disponibles pour prendre en charge les blessés ».



Conscience de notre rôle dans la société

« Nous avons conscience de notre rôle dans la société. Nous maitrisons une technique sanitaire qui nous permet d’apporter à la population le secours qui est nécessaire, et ça ne se négocie pas, ça ne se réfléchit pas, ça se fait. C’est comme ça dans un monde civilisé, on ne va pas chercher plus loin. On ne demande pas s’il y a des textes : il y a besoin de faire, on fait. »

Ecoutez lz Dr Jean Marty : « On ne demande pas s’il y a des textes : s'il y a besoin de faire, on fait ».



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