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Arboviroses

Moustiques : comment les maladies qu’ils transmettent évoluent-elles cet été ?

Dengue, chikungunya, Zika… Santé publique France fait le point sur la progression de ces pathologies transmises par les moustiques au cours de cette période estivale dans l’Hexagone.

Moustiques : comment les maladies qu’ils transmettent évoluent-elles cet été ? asadykov/iStock




L'ESSENTIEL
  • Les cas importés de chikungunya ont fortement diminué, en particulier après la fin de l’épidémie à la Réunion en 2025.
  • Cet été, les importations de dengue sont également inférieures à celles enregistrées l’an dernier.
  • Cependant, la présence généralisée du moustique tigre, circulant dans 81 des 96 départements de France métropolitaine et de Corse, maintient un risque de transmission autochtone.

Comme chaque été, les moustiques pullulent. Cette année, leur présence s’est parfois faite plus discrète lors des épisodes de canicule. Cependant, lorsque les températures redeviennent plus supportables, ces derniers retrouvent des conditions favorables à leur activité et réapparaissent. Problème : leurs piqûres peuvent transmettre certaines maladies, comme la dengue, le chikungunya, le Zika ou le virus du Nil occidental. C’est pourquoi la circulation de ces insectes est suivie de près par les autorités sanitaires. C’est le cas de Santé publique France qui a publié, le 14 août, un nouveau point de situation sur les arboviroses. Pour rappel, ces pathologies classiquement tropicales sont dues à des arbovirus. Ces virus sont régulièrement importés en France par des voyageurs et peuvent ensuite être transmis à une nouvelle personne par le moustique tigre (Aedes albopictus) ou du genre Culex.

Zika, chikungunya, dengue : quelle est la situation cet été en France ?

Au 10 août, cinq épisodes de transmission vectorielle autochtone ont été identifiés dans l’Hexagone : trois épisodes (un à huit cas par épisode) de chikungunya entraînant au total 15 cas dans le Tarn (Occitanie) et en Gironde (Nouvelle-Aquitaine) et deux épisodes de dengue (un cas par épisode) dans le Tarn et dans l’Hérault (Occitanie). Du 1er mai au 9 août, 105 cas importés de chikungunya, 295 cas importés de dengue et 10 cas importés de Zika ont été recensés.

"La forte diminution des cas importés de chikungunya par rapport à l’année dernière s’explique par une circulation virale bien moindre, depuis la fin de l’épidémie de grande ampleur à la Réunion de 2025. De plus, la pression d’importation de la dengue en France hexagonale est inférieure à celle de l’année dernière, en raison de la situation épidémiologique internationale. Cependant, le vecteur Aedes albopictus continue de coloniser le territoire hexagonal", indique Santé publique France. Selon les données, 81 des 96 départements de France métropolitaine et de Corse sont concernés. "Cette colonisation reste hétérogène selon les départements, certains étant entièrement colonisés tandis que, dans d’autres, seules quelques communes sont touchées."

Pour le virus du Nil occidental, transmis par le moustique du genre Culex, six cas autochtones ont été enregistrés dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur (départements des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse) et en Occitanie (départements des Pyrénées-Orientales et de l’Aude).

Moustiques : comment s’en protéger ?

Face à la circulation active des moustiques du 1er mai au 30 novembre, ces maladies font l’objet d’une surveillance renforcée, qui "repose sur le signalement obligatoire de tous les cas documentés biologiquement. (…) Les professionnels de santé jouent un rôle central" en diffusant des messages de prévention aux patients, en diagnostiquant et prenant en charge les personnes infectées et en signalant les cas aux agences régionales de santé (ARS).

Afin de limiter les piqûres de moustiques, il convient de porter des vêtements amples et couvrant, d’utiliser des ventilateurs ou des brasseurs d’air, d’avoir recours à un répulsif anti-moustiques cutanés et de se servir de moustiquaires. Autre conseil : éviter la prolifération de ces insectes en réduisant la présence d’eau où les larves se développent (coupelles, récupérateurs d’eau, piscine pour enfants, arrosoir, bassine, jouets, pneus…). "Au retour des régions ou pays où des cas ont été signalés, il est recommandé de consulter un médecin en cas de symptôme (douleurs articulaires, douleurs musculaires, maux de tête, d’éruption cutanée avec ou sans fièvre, conjonctivite…)."

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