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Perte de poids

GLP-1 : la perte de poids est telle que les patients arrêtent l’activité physique

Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont observé que les patients prenant des analogues du GLP-1 pour traiter leur obésité avaient tendance à réduire leur niveau d’activité physique. 

GLP-1 : la perte de poids est telle que les patients arrêtent l’activité physique Liudmila Chernetska/iStock




L'ESSENTIEL
  • Les analogues du GLP-1 ont le même rôle que l’hormone GLP-1 sur la glycémie, la diminution de la faim et favorisent la perte de poids.
  • Mais en réduisant la masse grasse, ces médicaments diminuent aussi la masse musculaire, d’où l'intérêt de pratiquer une activité physique en parallèle de ce traitement.
  • Selon une nouvelle étude, l'activité physique baisse chez les patients après avoir débuté un traitement contre l’obésité avec des analogues du GLP-1.

Depuis ce lundi 15 juin, deux analogues du GLP-1 sont pris en charge par l’Assurance maladie pour le traitement de l'obésité. Pour en bénéficier, les patients doivent être atteints d’obésité massive sans comorbidité ou sévère avec comorbidité. Dans le premier cas, l’indice de masse corporelle (IMC) est égal ou supérieur à 40 et à 35 dans le second cas. 

Les analogues du GLP-1 réduisent la masse musculaire

Ce type de traitement ne peut être prescrit qu’en seconde intention, en cas d’échec d’une prise en charge nutritionnelle”, précise les autorités sanitaires. Néanmoins, il est généralement recommandé aux patients qui prennent ces médicaments de continuer à manger équilibré et à pratiquer une activité physique régulière. Ces deux mesures favorisent la perte de poids et entretiennent la masse musculaire. 

Mais dans une nouvelle étude présentée lors du congrès américain ENDO 2026 de la Société d'endocrinologie, des chercheurs ont découvert une toute autre réalité. D’après leurs résultats, les patients prenant des analogues du GLP-1 pour traiter leur obésité ont tendance à réduire leur niveau d’activité physique. 

Le GLP-1, pour glucagon-like peptide-1, est une hormone produite par l’intestin lors de la digestion. Elle stimule la libération d'insuline lorsque le taux de glucose est élevé, et participe ainsi au contrôle de la glycémie. Cette hormone agit aussi sur les zones du cerveau qui contrôlent la prise alimentaire et participe ainsi à la sensation de satiété

Les analogues du GLP-1 ont le même rôle que le GLP-1 sur la glycémie, la diminution de la faim et favorisent la perte de poids. Mais en réduisant la masse grasse, ces médicaments diminuent aussi la masse musculaire, d’où l'intérêt de pratiquer une activité physique en parallèle de ce traitement.

Moins de pas quotidien et d’activité physique après le début du traitement

Lors de leur étude, les chercheurs ont étudié les données de 753 adultes qui prenaient des analogues du GLP-1 pour traiter leur obésité. La majorité des participants étaient des femmes, âgées en moyenne de 52,7 ans. 

En comparant le niveau d’activité physique avant et après le début du traitement, les scientifiques ont observé que : 

  • le nombre de pas quotidien des participants avait diminué de 5.047 à 4.487 ;
  • la durée d'activité physique modérée à vigoureuse (APMV) était passée de 28 à 22 minutes par jour. 

Les hommes et les participants souffrant de douleurs articulaires ou musculaires étaient ceux qui délaissaient le plus l’activité physique. 

Alors que beaucoup supposent que la perte de poids entraîne naturellement une augmentation de l’activité physique, notre étude suggère le contraire, explique le Dr Sajana Maharjan, qui a dirigé l'étude, dans un communiqué. Nos résultats confirment que l’exercice physique ne peut pas être considéré comme facultatif pour les personnes prenant ces médicaments. Il faut intervenir de manière ciblée pour encourager l’activité physique en complément du traitement médicamenteux de l’obésité”.

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