"Ma vie n’est plus ce qu’elle a pu être". En mars 2023, Mathieu, 44 ans, qui se définit comme "actif et sportif" témoignait face au Dr Jean-Paul Marre dans une émission diffusée sur nos sites Pourquoi Docteur et Fréquence Médicale sur les effets de son Covid long. Un calvaire qui avait débuté dès les premières semaines après avoir contracté la maladie et qui se poursuivait deux ans et demi plus tard. "Mon système nerveux est atteint, je souffre d’hypométabolismes, je suis victime de tremblements, de pertes de connaissance, je ne peux plus courir, mes jambes ne me portent plus après deux kilomètres et tous des symptômes m’empêchent de conduire, je vis un handicap au quotidien".
Des effets inattendus : tremblements et pertes de connaisasnce
Touché à 42 ans par le Covid, Mathieu n’a cependant pas été victime d’une forme particulièrement grave de la maladie, même s’il est passé par des phases de détresse respiratoire qui lui ont valu une hospitalisation.
C’est après ce passage à l’hôpital, et malgré sa détermination pour reprendre une vie normale, qu’il a commencé à ressentir des effets auxquels il ne s’attendait pas. "C’est à ce moment-là que sont apparus mes tremblements et mes pertes de connaissance qui m’ont amené à consulter dans l’unité post-Covid de l’Hôtel Dieu", se souvenait alors Mathieu.
Des traitements traduisant le flou du diagnostic
Résultat : après plusieurs examens cardiologiques et neurologiques, rien d’anormal sur le fond. "Les médecins n’ont rien pu me dire d’autres que poser le diagnostic de Covid long en évoquant des symptômes post-infectieux". Et les traitements qui lui ont été prescrits traduisent le flou entourant ce diagnostic.
"On m’a donné de l’aspirine, des antidépresseurs et en regardant les effets secondaires possibles, j’ai fini par refuser ces traitements. Aucun protocole ne me soignait, cela apportait seulement une amélioration des symptômes". Et surtout, aucun médecin n’a pu lui dire à ce stade comment son état de santé allait évoluer.
Lors de son témoignage, Mathieu évoquait son "combat au quotidien" sans aucune véritable amélioration de sa santé et mettait son espoir dans les avancées de la recherche : "Il faut que l’on trouve un protocole qui soigne, qui guérisse !".


