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Obèse et suicidaire après un accident, un judoka pro s'en sort grâce au bodybuilding

Dépression, mauvaise alimentation et obésité sont souvent étroitement liées, comme l'illustre l'incroyable histoire de l'ancien sportif de haut niveau Alex Goodrich. 

Obèse et suicidaire après un accident, un judoka pro s'en sort grâce au bodybuilding Capture d'écran / Instagram / @a_goodrich_fitness

  • Publié 22.10.2018 à 13h00
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Alex Goodrich a eu trois vies, qu’il a résumées en une série d’images postées sur les réseaux sociaux. D’abord champion de judo, ce jeune anglais est devenu obèse, pour finalement devenir un médecin passionné de bodybuilding.

Avant 2010, Alex Goodrich était un judoka de haut niveau, s’entrainant dur pour les Jeux olympiques de Londres en 2012. Mais lors d’un entrainement, il reçoit un coup de poing qui lui fera perdre la vision d’un œil. Ainsi handicapé, il ne peut plus participer aux compétitions, cesse de s’entrainer et devient obèse. De fait, l’homme n’arrive pas à surmonter son accident et souffre d’une sévère dépression. "Je suis tombé dans la spirale de la dépression en m’enfermant sur moi-même, me coupant du monde. Je peux dire que j’étais au plus bas dans ma vie. J’étais cassé, j’étais anxieux, stressé et en dépression. Je me suis consolé dans la malbouffe : chips, chocolat et fast food. J’ai développé de l’apnée du sommeil", raconte le malheureux.

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Plus de 150 kilos

Au plus bas pendant plusieurs années, Alex Goodrich finit par peser plus de 150 kilos, et fait une tentative de suicide en novembre 2016. Le fait qu’il y survive provoque un déclic. Aider par des psychologues et des diététiciens, il se fixe un nouvel objectif : devenir champion de bodybuilding. Il suit pendant deux ans un régime hyper protéiné et va à la salle de sport 6 jours par semaine. Il parvient a redescendre à 85 kilos. Sur la photo ci-dessus, on peut voir qu’il est tout en muscles. "J’ai réussi à mettre de côté les souffrances inutiles de ma vie et j’ai changé. D’une victime je suis devenu un héros", témoigne encore celui qui a désormais pour objectif de participer au concours Pure Elite, la plus grande compétition de bodybuilding en Europe.

Comme dans le cas d’Alex Goodrich, et selon une étude suisse, l’obésité est souvent un état corolaire de la dépression. "Le profil psychologique de patients obèses ayant des troubles de la conduite alimentaire est souvent caractérisé par une diminution de l'estime de soi, une insatisfaction globale de la vie, de l'impulsivité, des phobies et de l'hostilité. Il n'est donc pas surprenant que l'association obésité-troubles de la conduite alimentaire soit enrichie par la présence de troubles psychiques comme la dépression, l'anxiété, les troubles bipolaires", indiquent les chercheurs. Sur 150 patientes obèses ayant des troubles non spécifiés du comportement alimentaire, ils ont démontré qu'environ 75% montraient un score positif au test d'auto-évaluation de la dépression, qu'environ 60% souffraient d'anxiété moyenne à très élevée et qu'environ 50% du collectif présentaient des problèmes d'affirmation de soi.

Sport et dépression

Toujours en se basant sur l’histoire d’Alex Goodrich, rappelons que le sport est un des moyens essentiels pour guérir d’une dépression. Selon des chercheurs de l’Université de Thessalie, en Grèce, qui ont analysé une série d’essais cliniques randomisés, les exercices aérobiques sont plus efficaces que les traitements antidépresseurs classiques et les thérapies psychologiques.

Les chercheurs ont basé leurs recherches sur 11 essais portant sur 455 patients âgés de 18 à 65 ans et présentant une dépression majeure. Tous ont réalisé des exercices d’aérobie supervisés d’intensité modérée en moyenne pendant 45 minutes, 3 fois par semaine, pendant 9,2 semaines.

Un faisceau de symptômes

La dépression est décrite comme un faisceau de symptômes dont l’humeur (tristesse, perte de plaisir ou anhédonie) n’est qu’une dimension aux côtés de fonctions instinctuelles (sommeil, appétit et libido)et de fonctions cognitives et motrices fortement altérées. "Par ailleurs, pour que le syndrome soit pathologique, il faut que soient objectivées une souffrance clinique et/ou une altération des fonctionnements professionnels, familiaux et sociaux de la personne", précisent les experts.

Selon l’INPES, les symptômes d’une dépression se caractérisent par : vivre une période d’au moins deux semaines consécutives en se sentant triste, déprimé ou sans espoir, pratiquement toute la journée, presque tous les jours ; vivre une période d’au moins deux semaines consécutives en ayant perdu intérêt pour la plupart des choses, pratiquement toute la journée, presque tous les jours ; se sentir épuisé ou manquer d’énergie plus que d’habitude ; avoir pris ou perdu au moins cinq kilos ; avoir plus que d’habitude des difficultés à dormir; avoir beaucoup plus de mal que d’habitude à se concentrer ; avoir beaucoup pensé à la mort ; avoir perdu intérêt pour la plupart des choses comme les loisirs, le travail ou les activités qui donnent habituellement du plaisir.

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