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Dépression : une tristesse et une perte du plaisir qui durent
Dépression : une tristesse et une perte du plaisir qui durent
Publié le 25.10.2017
Dépression : une tristesse et une perte du plaisir qui durent
© 123RF-kho

Dépression : VIVRE AVEC

Quelle est la fréquence des signes gênants après guérison ?

On parle de « symptômes résiduels » lorsque l'état dépressif s'améliore, mais que certains troubles persistent. La « rémission symptomatique » est, en effet, définie par les médecins comme une diminution des scores en dessous de 7 sur « l'échelle de Hamilton », qui est l'échelle la plus classique d'évaluation des signes dépressifs.

Or, des études ont montré que près d’un quart des malades qui sont en rémission après traitement, selon l’échelle de Hamilton, pouvaient garder des difficultés de concentration, des troubles du sommeil, un peu de fatigabilité et des difficultés à prendre des décisions : ils sont donc encore handicapés dans le domaine social et professionnel (« trouble du fonctionnement social »).

Quand peut-on reprendre le travail après une dépression ?

Après la « guérison d’une dépression, il persiste souvent des « symptômes résiduels » et il a été démontré que les personnes qui se plaignent de ces signes dépressifs résiduels, bien qu’elles n’aient plus de dépression au sens médical du terme, elles ont néanmoins un risque d'accidents du travail multiplié par 9 lors de la reprise. Et ceci en comparaison, soit à des malades qui n’ont pas de signes dépressifs, soit des sujets qui ont bien récupéré d'un épisode dépressif antérieur.

Il y a donc un retentissement de la dépression sur le « fonctionnement social », mais aussi familial, ce qui laisse penser, qu'au-delà de la rémission, le traitement doit aller vers une récupération complète, voire même, vers une « réhabilitation socio-professionnelle » du patient déprimé.

Clairement, essayer de retourner assez tôt au travail est une bonne chose après une dépression : il a, en effet, été montré que les personnes qui retournent au travail s’améliorent plus et se sentent mieux. Donc, si un malade peut retravailler à temps partiel, cela pourrait vraiment être un bon traitement de son « handicap social résiduel ». Mais, en cas de travail très exigeant intellectuellement ou en cas de travail potentiellement dangereux, comme conduire, travailler dans la construction ou d’autres métiers à risques, il faut absolument aménager le poste de travail lors de la reprise, en faisant passer par exemple le malade par un poste non exposé pour un temps intermédiaire.

Comment vivre avec la dépression ?

Le suivi de la dépression sur le long terme est important. Le traitement (psychothérapie associée ou non à des antidépresseurs) doit dans l’idéal être mis en place rapidement. Son suivi régulier, prévient les complications de la dépression, comme le risque suicidaire, le passage à la chronicité et les récidives. Le plus important pour que le malade suive bien son traitement est d’abord qu’il soit persuadé que la dépression est une maladie, que le traitement est utile et qu’il ait accepté de se faire soigner. L’autre élément important est que le malade ait une bonne relation avec le professionnel choisi pour la psychothérapie (psychiatre, psychologue).

Certains effets indésirables peuvent survenir au cours du traitement. Il est important d’en parler au médecin avant d’interrompre le médicament responsable. Le médecin trouvera une compensation ou une alternative, mais il est surtout important de ne pas interrompre brutalement le médicament de son propre chef.

Une hygiène de vie peut participer à la guérison. Il faut adopter des horaires de vie réguliers et dormir suffisamment, quitte à se faire aider par un traitement dans un premier temps. Pratiquer une activité physique régulière joue un rôle important au cours de la dépression et il est nécessaire de trouver une activité physique au moins 30 minutes, trois à cinq fois par semaine.

Un régime alimentaire équilibré peut être intéressant en privilégiant les fruits et les légumes frais, ainsi que les poissons et les huiles végétales. L’angoisse et la souffrance ressenties amènent souvent à favoriser la consommation d'alcool de tabac ou d'autres substances addictives (médicaments anxiolytiques, cannabis...). Sur l'instant, ces substances peuvent donner l'impression d’apporter un soulagement, mais elles peuvent en réalité aggraver la dépression et la consommation d'alcool peut interférer avec l'effet des antidépresseurs.

Enfin, il est important de conserver les liens avec la famille, les amis et les collègues de travail.

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