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QUESTION D'ACTU

Menteur menteur

Wauquiez, Cahuzac : le mensonge en 6 vérités

On parle beaucoup de mensonge en ce moment : petite déviance, mauvaise habitude qui ne touche que certains hommes politiques ou vraie maladie ? On fait le point. 

Wauquiez, Cahuzac : le mensonge en 6 vérités kantver/Epictura

  • Publié 21.02.2018 à 18h20
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C’est un peu sévère pour les hommes politiques qui sont, certes menteurs mais comme beaucoup. Pour répondre à cette question médicale inhabituelle, on peut dire qu’il y a 4 catégories de menteurs, mais toutes ne sont pas maladie. Il y a mensonge et mensonge ! Est-ce normal ou humain de mentir ? Est-ce le signe qu'il y a quelque chose qui cloche ? Normalité ou déviance du cerveau ? Cela dépend du type de mensonge.

1. Les mythomanes

La première catégorie, celle qui indiscutablement concerne la médecine,  est  la mythomanie. Avec une nuance : comme toujours dans le langage populaire on détourne les termes médicaux et le "mytho" devient un "baratineur" ou un "rêveur"… Ces signes sont loin de la réalité de la mythomanie, qui est une vraie maladie provoquant beaucoup de souffrances. Le mythomane ressent un besoin impérieux de mentir.  Parce qu’il trouve là une solution pour répondre au mépris qu’il éprouve de lui-même. C’est une "abjection de conscience", comme le dit si joliment Boris Cyrulnick. 

2. Le menteur "cynique et utilitaire", le menteur le plus "répandu

On ne parle plus de maladie. Dans ce cas, le mensonge sert pour abuser et manipuler. Mais entre deux mensonges, ce menteur se calme, alors que le mythomane ment pour le plaisir d’attirer l’attention.

3. Le déni

Il existe une troisième catégorie, très particulière : le "déni",  que l’on pourrait définir comme le refus de prendre en charge certaines réalités. Vous connaissez par exemple le "déni de grossesse", ces femmes qui accouchent sans le savoir.

4. La fausse vérité acceptable

Enfin la médecine ne peut pas aborder le chapitre du mensonge sans évoquer une quatrième et dernière catégorie, que les médecins appellent pudiquement "la fausse vérité acceptable". Par exemple mentir à son malade pour ne pas lui faire de la peine… Un débat qui, contrairement à ce qu’affirment de nombreux médecins est loin d’être tranché. Mentir pour soulager. Chacun en appréciera l’utilité… Et si possible avertira son médecin !

5. Les menteurs ne se soignent jamais spontanément 

Les menteurs n’en parlent jamais à leurs médecins. Même les grands mythomanes ne consultent pas spontanément. Cela se produit toujours dans le cadre d’une expertise judiciaire.

Mais faire la différence entre le "mytho", menteur permanent qui est malade et le menteur occasionnel qui est juste cynique et pour qui un traitement ne servira à rien, n’est pas facile contrairement à ce que l’on peut penser. C’est pourtant important parce que la justice excuse le mytho et condamne l’autre. Cela nécessite un examen psychiatrique long et soigneux et un traitement pour le mytho.

6. L’enfant est volontiers menteur

Il s’agit, chez lui, d’un mécanisme de défense, de négation d’une réalité qui le gène. Pour en revenir aux mensonges de certains de nos politiques qui semble s’intensifier : la réalité n’est pas si simple et le mensonge un comportement difficile à classer. Le généraliser en fait une banalisation bien pratique… Mais il faut rappeler que la base de la vie en communauté présuppose quand même que l’autre dit la vérité.  

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