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Rein, coeur, poumom

Une avancée majeure pour réduire les rejets de greffe

Des chercheurs de l'Inserm ont mis en évidence une nouvelle cause de rejet dans les greffes rénales. Une découverte qui permet d'améliorer la survie des transplantés. 

Une avancée majeure pour réduire les rejets de greffe OLYMPIA/SIPA

  • Publié 29.11.2012 à 19h24
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La nouvelle est importante pour les transplantés rénaux mais elle est aussi prometteuse pour ceux qui sont en attente d'une greffe de poumon ou du coeur. L'équipe du Pr Xavier Jouven, du centre de recherche cardiovasculaire de Paris (Inserm, Paris-Descartes), vient de découvrir un nouvelle forme de rejet de greffe rénale et qui représente 45% du total des rejets. Une avancée qui va permettre d'améliorer la prise en charge des patients.

Pour les personnes qui souffrent d'une insuffisance rénale terminale, la greffe est la seule alternative à la dialyse. Chaque année, 12000 personnes en bénéficient et 30 000 sont sur liste d'attente. Mais les patients greffés et les équipes médicales se heurtent bien souvent à des problèmes de rejets du greffon. Ils sont de deux ordres, soit liés aux globules blancs, soit aux anticorps. A ces rejets celullaire ou humoral, Carmen Lefaucheur et Alexandre Loupy, sous  la direction du Pr Jouven, ont identifié un troisième type de rejet: vasculaire. Il se caractérise par une « inflammation des artères du greffon en réponse à la présence d'anticorps dirigés contre le donneur ».

Pour y parvenir à ce résulats, les spécialistes ont analysé sur six ans, les données de 2079 greffés dont 302 avaient été confrontés à un rejet aigu. Dans 45% des cas observés, précisent les auteurs de ces travaux publiés dans le Lancet (site), le rejet "du troisème type" en serait la cause. 

En imputant, jusqu'à présent, les rejets à d'autres facteurs, les médecins proposaient une prise en charge théraputique inadaptée qui pouvait conduire à la perte du greffon. D'autant que le rejet vasculaire augmente de neuf fois cette possibilité par rapport au rejet cellulaire. Mais, à l'inverse, précisent les spécialistes, un traitement ciblé sur les anticorps va permettre maintenant d'augmente de 40% la survie à six ans. 

Ecoutez Alexandre Loupy, centre de recherche cardiovasculaire de Paris (Inserm, Université Paris-Descartes): « On peut proposer un traitement qui cible ces anticorps. »
 

Aujourd'hui, le rein, demain le coeur, le poumon et le pancréas, les travaux de l'équipe du Pr Jouven « ouvrent un très large champ d'investigation dans le domaine de la transplantation d'organes et de la pathologie cardiovasculaire ». Ces recherches devraient même conduire à modifer les critères internationaux de rejet des greffes.

Ecoutez Alexandre Loupy :  « Il est envisageable que ces résultats soient étendus à d'autres types de transplantation.»

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