- Un couple américain a découvert que l'embryon implanté lors d'une FIV n'était pas le leur.
- Les parents biologiques ont été retrouvés plusieurs mois après la naissance.
- Un accord de garde a finalement permis au couple qui a élevé l'enfant d'en conserver la garde permanente.
Rien ne les préparait à une telle surprise. Tiffany Score et Steven Mills, un couple de Floride, ont découvert après la naissance de leur fille que l’embryon implanté lors d’une fécondation in vitro (FIV) n’était pas le leur. Après plusieurs mois d’incertitude et une bataille judiciaire complexe, les parents qui ont porté et élevé l’enfant ont finalement obtenu sa garde permanente.
Une naissance qui fait naître les soupçons
Tiffany et Steven ont eu recours à la FIV au Fertility Center of Orlando dans l’espoir de fonder une famille, rapporte NBC News. Mais peu après la naissance de leur fille, prénommée Shea, ils ont commencé à s'interroger sur une possible erreur. Et pour cause : tous deux blancs, ils ont constaté que leur bébé "présentait l'apparence physique d'un enfant non caucasien". D’après leur plainte déposée en janvier, ils ont donc demandé des tests génétiques, et les résultats ont confirmé leurs soupçons : l'enfant n'avait aucun lien génétique avec eux. Selon leur avocat, Shea est génétiquement "100 % sud-asiatique".
Une enquête a alors été ouverte dans la foulée pour retrouver les parents biologiques de l'embryon. Ces derniers, désignés dans les documents judiciaires sous le nom de "Patient 004", ont finalement été identifiés au printemps – leur identité demeure confidentielle.
Un accord trouvé dans l'intérêt de l'enfant
Dans un document déposé devant la justice, l'avocate du couple, Mara Hatfield, a indiqué que ses clients et les parents biologiques étaient parvenus à "un accord de garde élaboré d'un commun accord". Cet accord reconnaît Tiffany Score et Steven Mills comme les "parents gardiens permanents de leur fille". Par l’intermédiaire de leur avocat, les parents biologiques ont toutefois précisé qu’ils avaient "l'intention de rester présents dans la vie de cet enfant, tout en reconnaissant la situation impossible dans laquelle les deux familles ont été placées, sans aucune faute de leur part".
Tiffany Score et Steven Mills ont toujours affirmé leur volonté d'élever Shea. Dans leur plainte, ils expliquaient avoir créé un "lien émotionnel extrêmement fort" avec l'enfant dès la grossesse. Dans un communiqué, ils ont récemment indiqué vouloir aussi respecter la vie privée des parents biologiques, avec lesquels ils souhaitent continuer à construire "une relation d'amitié et de confiance".
Une affaire qui interroge l'encadrement de la FIV
Fort heureusement, ce genre de situation rocambolesque est rarissime. Les erreurs d'échange d'embryons documentées dans le monde ne concernent qu'un nombre infime de familles. Reste que ces ratés de FIV soulèvent des questions cruciales sur les procédures de contrôle dans les centres de fertilité.
L'affaire a également attiré l'attention sur le secteur de la procréation médicalement assistée (PMA) aux Etats-Unis. Plusieurs experts estiment en effet que cette industrie est bien moins encadrée que dans d'autres pays développés. Le Fertility Center of Orlando, visé par la plainte, a d'ailleurs annoncé sa fermeture au cours du printemps. Parallèlement, la procédure judiciaire se poursuit afin de déterminer le sort d'un embryon congelé que la clinique affirme appartenir à Tiffany Score et Steven Mills.
A Florida couple has been awarded custody of a baby that is not biologically theirs, but that they welcomed via IVF.
— CBS News (@CBSNews) June 16, 2026
Tiffany Score and Steven Mills did an embryo transfer at Fertility Center of Orlando and welcomed a baby in December 2025. But shortly after the birth, they… pic.twitter.com/HfjGlMaVGg


