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QUESTION D'ACTU

Trous de mémoire

Sa famille pensait qu'il avait Alzheimer, c'était une tumeur au cerveau

Lorsque Jimmy Glendinnin, 68 ans, a commencé à avoir des trous de mémoire, sa famille a pensé aux prémices de la maladie d’Alzheimer, mais la réalité était bien plus grave.

Sa famille pensait qu'il avait Alzheimer, c'était une tumeur au cerveau CoreDesignKEY/istock




L'ESSENTIEL
  • Jimmy Glendinning a commencé à avoir des problèmes de mémoire et de confusion. Sa famille pensait qu'il souffrait d'une démence.
  • Des examens ont révélé qu'il s'agissait d'une tumeur au cerveau.
  • Il a été opéré mais il garde des séquelles.

Trou de mémoire, confusion, oublis de mots… Jimmy Glendinnin, un retraité de 68 ans, a commencé à présenter des symptômes cognitifs qui faisaient craindre un Alzheimer à sa famille. Après des semaines de déclin, le Britannique a finalement été diagnostiqué avec une tumeur au cerveau. Sa fille Naomi partage son histoire dans la presse pour sensibiliser à cette maladie et promouvoir la recherche.

"Papa est devenu plus renfermé et irritable"

"Le premier signe que quelque chose n’allait pas est apparu lorsque papa a appelé maman depuis le supermarché Sainsbury’s, car il ne se souvenait plus pourquoi il était là ni ce qu’il était venu acheter. Au début, nous avons pensé qu’il avait peut-être fait un mini-AVC, car il avait du mal à s’exprimer, mais l’épisode est passé et il a repris ses activités normales", se souvient sa fille dans les pages du Mirror.

Au fil des semaines, cet événement étrange s’est inscrit dans le quotidien de la famille. Les oublis de Jimmy se sont faits de plus en plus fréquents. Le sexagénaire a également commencé à avoir du mal à trouver ses mots lorsqu’il discutait. Ces différents signes ont fait penser à ses proches qu’il présentait les premiers signes de la maladie d'Alzheimer, trouble dont sa mère avait souffert.

À l'été 2024, la dégradation de son état de santé est devenue encore plus évidente. "Papa est devenu plus renfermé et irritable, ce qui ne lui ressemblait pas du tout", explique Naomi. "Maman s'inquiétait de plus en plus et essayait sans cesse de le convaincre de consulter un médecin, mais il repoussait toujours le moment. En octobre, il souffrait de terribles maux de tête et nous avons découvert plus tard qu'il prenait des doses croissantes d'antalgiques pour les soulager. Il a aussi commencé à avoir des épisodes de confusion."

"Un jour, il a essayé de faire de la soupe dans un pichet en plastique sur la plaque de cuisson et il ne comprenait vraiment pas pourquoi c'était dangereux. C'est à ce moment-là que nous avons réalisé que quelque chose n'allait vraiment pas."

Face à l'insistance de ses proches, le retraité a pris rendez-vous chez son généraliste. Il n’a toutefois pas eu le temps de passer les examens prescrits. Le 20 novembre, il a dû être transporté d’urgence à l’hôpital, car il avait soudainement perdu toute sensation dans ses jambes.

Les médecins ont alors découvert que les troubles n’étaient pas liés à un déclin cognitif, mais à la présence d’une tumeur au cerveau.

Tumeur au cerveau : la vie est très différente maintenant

Les tests réalisés à l'hôpital ont révélé que Jimmy était atteint d'un glioblastome agressif et il a été transféré dans un établissement spécialisé. Une intervention chirurgicale a alors été rapidement programmée. Les chirurgiens ont réussi à retirer environ 80 % de la tumeur. Le père de famille a pu passer Noël avec ses proches. Toutefois, une grave infection post-opératoire l’a obligé à retourner au bloc opératoire. "Maman s’est réveillée un matin et a trouvé du sang sur son oreiller. Ce que nous pensions être une complication mineure s’est rapidement transformé en quelque chose de beaucoup plus grave. L’infection s’est propagée et papa a dû subir une intervention chirurgicale d’urgence. Les chirurgiens ont dû lui retirer une partie du crâne et, à un moment donné, nous avons vraiment cru que nous allions le perdre", confie sa fille trentenaire.

Pendant son hospitalisation, il a également fait deux embolies pulmonaires. Après des mois de convalescence, sa chimiothérapie et sa radiothérapie ont pu débuter. Ces traitements lui permettent d’être toujours au côté de ses proches aujourd’hui. Mais sa fille reconnaît que le quotidien n’est pas toujours simple car sa maladie a laissé des séquelles durables. "La vie est très différente maintenant. Papa a besoin d'un déambulateur et a perdu une grande partie de son indépendance d'antan, mais il a conservé le même humour pince-sans-rire et la même détermination qui l'ont toujours caractérisé."

La famille poursuit la lutte contre la maladie, mais elle déplore le manque de sensibilisation et de prévention face aux tumeurs au cerveau. "L’une des choses les plus difficiles à accepter a été de constater le faible financement accordé à la recherche sur les tumeurs cérébrales par rapport à d’autres cancers". Elle se mobilise ainsi pour faire connaître la maladie et aider à la recherche.

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