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Lyme : pourquoi il faut se méfier des tiques jusque dans les maisons

Certaines tiques peuvent survivre entre une et trois semaines à l’intérieur des habitations, sur différents types de sols, et donc menacer de vous piquer. 

Lyme : pourquoi il faut se méfier des tiques jusque dans les maisons Ladislav Kubeš/iStock




L'ESSENTIEL
  • La tique est un acarien parasite qui vit dans les herbes hautes et les végétations.
  • Introduites par les êtres humains ou les animaux à l’intérieur des habitations, elles peuvent y survivre jusqu’à trois semaines, selon une nouvelle étude.
  • Leur "longévité dépend de sa capacité à maintenir un taux d'humidité adéquat. Certes, les conditions à l'intérieur d'une maison sont arides, mais cela ne signifie pas que les tiques ne meurent pas immédiatement."

Elles ne mesurent qu’entre 3 et 8 millimètres et sont pourtant dangereuses. Les tiques sont des acariens parasites qui vivent dans les herbes hautes et les végétations et se nourrissent essentiellement de sang animal. 

Certaines tiques peuvent survivre jusqu’à trois semaines chez nous

Leur mode opératoire est toujours le même : elles s’ancrent sur la peau de leur victime (ce qu’on appelle la morsure de tique), ce qui leur permet de sucer le sang tranquillement. Mais les animaux ne sont pas les seuls concernés, les êtres humains aussi peuvent être mordus par une tique. Dans les deux cas, le risque est le même. En mordant, les tiques peuvent transmettre des maladies comme celle de Lyme. Il faut donc faire très attention et toujours vérifier la peau des animaux et des humains au retour d’une balade en forêt. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi surveiller les vêtements, les poils et les cheveux car ces nuisibles peuvent s’y accrocher lorsqu’elles sont en quête d’une victime. Et selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Journal of Vector Ecology, une fois chez nous, certaines espèces peuvent survivre entre une et trois semaines. "Les tiques peuvent représenter un risque même dans les endroits les plus inattendus, comme votre maison”, explique Afsoon Sabet, première auteure de l'étude, dans un communiqué

La longévité d’une tique dépend de son taux d’humidité

Lors de leurs travaux, les chercheurs se sont concentrés sur deux espèces de tiques : celle dite étoilée et celle du Golfe du Mexique, toutes deux capables de transmettre des agents pathogènes et ainsi rendre les êtres humains et les animaux malades. Ils ont aussi évalué leur capacité à survivre sur cinq types de sol : carrelage, parquet, vinyle, moquette à poils courts et moquette à poils longs.

Résultats : les tiques du Golfe du Mexique ont survécu beaucoup plus longtemps que les tiques étoilées. Néanmoins, ces dernières sont restées vivantes plus longtemps sur les moquettes à poils longs. "Le cycle de vie d'une tique est généralement d'au moins deux ans, souligne Risa Pesapane, co-auteure de l’étude. Sa longévité dépend de sa capacité à maintenir un taux d'humidité adéquat. Certes, les conditions à l'intérieur d'une maison sont arides, mais cela ne signifie pas que les tiques ne meurent pas immédiatement”.

Tiques : des différences entre les espèces en termes de durée de survie

Les chercheurs ont ainsi observé que la durée de survie moyenne des tiques dans un logement était d’environ 18 jours pour l’espèce de la côte du Golfe et de 11 jours pour les tiques étoilées. Mais il y avait des différences entre ces deux espèces : 

  • Les tiques de la côte du Golfe vivaient plus longtemps (en moyenne de 25 jours) sur du vinyle. 
  • Les tiques étoilées avaient la longévité la plus longue (près de 15 jours) étaient sur de la moquette à poils longs.
  • Les tiques de la côte du Golfe mouraient beaucoup plus vite, en 10 jours environ, sur de la moquette à poils longs. 
  • Pour les tiques étoilées, la durée la plus courte était d’environ 7 jours sur du carrelage. 

"L'objectif principal, du point de vue de la santé publique, est de faire comprendre que les tiques ramenées à la maison par les animaux domestiques ou les personnes peuvent constituer un risque, insiste Risa Pesapane. Nous espérons que ces données inciteront les gens à se dire : 'Il est vraiment important de vérifier la présence de tiques'”.

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