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Expérimentation

Cancer du poumon : un dépistage à partir d'un simple test sanguin bientôt évalué en France

Une équipe du CHU de Nice va lancer l'essai d'un test capable de détecter un cancer du poumon à partir d'une prise de sang. L'objectif : faciliter le dépistage de ce cancer qui tue chaque année 33 000 personnes en France.

Cancer du poumon : un dépistage à partir d'un simple test sanguin bientôt évalué en France Satjawat Boontanataweepol/iStock


  • Publié le 07.04.2022 à 18h00
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L'ESSENTIEL
  • Le cancer du poumon tue chaque année en France plus de 33 000 personnes
  • La Haute Autorité de santé a ouvert la voie en début d'année vers un dépistage systématique
  • Une équipe du bCHU de Nice veut évaluer la fiabilité d'un test basé sur une prise de sang

L'urgence: dépister ! La porte entrouverte fin janvier 2022 par la Haute autorité de santé pour la mise en place d'un dépistage systématique du cancer du poumon a relancé une initiative sur laquelle le CHU de Nice avait déjà travaillé, le dépistage de ce cancer responsable de plus de 33 000 décès chaque année en France par une simple prise de sang. Selon le journal Nice-Matin, le Pr Paul Hofman et son équipe sont sur le point de tester une méthode permettant de détecter des biomarqueurs de ce cancer dans une simple prise de sang.

Ce n'est pas la première fois que cette équipe travaille sur un tel test. Un premier dispositif avait déjà été évalué sur des patients à risque entre 2015 et 2017 mais à partir d'une évaluation de la taille d'une cellule tumorale non adaptée et surtout en s'appuyant sur un échantillon régional trop étroit pour être validé. Cette fois, le Pr Hofman qui travaille en partenariat avec l'INCa (Institut National du Cancer) et un groupe pharmaceutique et qui espère en cas de succès que sa méthode de dépistage soit prise en charge par la sécurité sociale, voit plus grand : c'est sur 2 600 personnes répartis dans toutes les régions de France que doit porter ce nouvel essai.

Une protéine sécrétée par les cellules tumorales

La technique utilisée consiste à identifier dans le sang des biomarqueurs du cancer, "la signature d'une protéine sécrétée par les cellules tumorales circulantes", comme le précice le professeur dans Nice-Matin. 

Pourquoi l'existence d'un tel tests marquerait une vraie avancée dans le dépistage du cancer du poumon ? "La taille de certains nodules les rend très difficiles à voir à travers les seuls examens radiologiques. Or le but est bien sûr de pouvoir détecter ces cancers le plus tôt possible pour avoir des chances de bien les soigner", explique à Nice-Matin le responsable du laboratoire de pathologie clinique et expérimentale du CHU de Nice.

Complémentarité entre l'imagerie et le tests sanguin

C'est d'ailleurs sur cette complémentarité entre l'imagerie et le test sanguin que s'appuiera l'essai mené avec les 2 600 personnes en cours de recrutement (l'étude devrait être lancée au mois de juin prochain) par un réseau de médecins généralistes : ils devront, en plus du prélèvement sanguin, passer un scanner thoracique de façon à ce que les scientifiques puissent croiser les données et les utiliser pour nourrir un système d'intelligence artificielle permettant d'affiner les diagnostics.

Ci-dessous, notre émission Questions aux Experts sur le thème : "Cancer du poumon, le dépistage pourrait tout changer"

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