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Loi Evin : Agnès Buzyn opposée à Emmanuel Macron

Lors des discussions autour de la loi de Santé et de la loi Macron en 2015, la nouvelle ministre de la Santé avait dénoncé le détricotage de la loi Evin.  

Loi Evin : Agnès Buzyn opposée à Emmanuel Macron Agnès Buzyn, lors du premier Conseil des ministres Liewig Christian-POOL/SIPA

  • Publié 18.05.2017 à 17h32
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Nommée au ministère des Solidarités de la Santé, Agnès Buzyn aura à mettre en œuvre le programme santé du président Emmanuel Macron. Une nomination saluée par le monde de la santé.
Il faut dire que le curriculum vitae de la nouvelle locataire de l’avenue Duquesne est impressionnant. Hématologue à l’hôpital Necker (Paris), elle a dirigé l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), l’Institut national du cancer (INCa), et plus récemment, la Haute Autorité de santé (HAS).

Une professionnelle de santé au parcours brillant qui n’a pas hésité à affirmer son désaccord avec certaines mesures prises ces dernières années. Et notamment des textes soutenus par Emmanuel Macron sous le gouvernement Hollande.


Opposée à l'assouplissement de la loi Evin

Lors des discussions parlementaires sur le projet de loi de Santé et celui de la loi Macron, l’ancienne présidente de l’INCa avait dénoncé l’assouplissement de la loi Evin. Cet amendement, adopté dans la loi de Santé en 2016, prévoit de distinguer informations œnologiques et publicités sur l’alcool.

Interrogée par le quotidien La Croix, elle avait lancé furieuse : « C’est irresponsable de vouloir toucher ainsi à la loi Evin dans un pays comme le nôtre où la consommation d’alcool demeure l’une des plus élevées d’Europe ». Elle avait rappelé au passage l’impact de la publicité sur les jeunes et le nombre de morts attribuées à l’alcool qui frôle les 50 000 chaque année. Une position qu’avait partagée Marisol Touraine, l'ex-ministre de la Santé.

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Deux sons de cloche

Agnès Buzyn s’en était également prise aux députés et sénateurs soutenant férocement cet amendement. Tous, ou presque, sont des élus des départements viticoles. « Je suis profondément atterrée par cette initiative de certains parlementaires qui obéissent à des lobbys très puissants et très bien installés en France, ceux des producteurs de vins », avait-elle déclaré, assurant que mener une politique ambitieuse de santé publique ne pouvait pas mettre en péril ce secteur.

Si Emmanuel Macron n’était pas à l’origine de ce texte et n’était pas cité nommément, il était lui aussi visé. Au micro d’Europe 1, il avait estimé que cet assouplissement ne « contrevenait pas aux objectifs de santé publique ». Il avait même partagé le point de vue des promoteurs du texte. « Il faut permettre à certaines régions et aux emplois qui vont avec, de défendre leurs intérêts, de faire la promotion de ce qu’on appelle l’œnotourisme », avait-il poursuivi. 
Qu’Emmanuel Macron se tienne prêt : sur des sujets qui tiennent à la santé publique, comme la lutte contre le cancer ou le tabac, Agnès Buzyn pourrait lui donner du fil à retordre.

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