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Prescription indispensable

Démence, cancer, dépression, mal au dos… les incroyables bienfaits protecteurs de l’exercice physique

A court et moyen terme, l'activité physique améliore l'humeur, l'estime de soi, le contrôle du stress, la posture et l'équilibre, le sommeil, la concentration, le contrôle du poids, le maintien de la forme et de l'apparence physique… Sans réelles complications.   

Démence, cancer, dépression, mal au dos… les incroyables bienfaits protecteurs de l’exercice physique Rawpixel

  • Publié 28.05.2018 à 20h20
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Si l'inactivité physique est le quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde selon l'OMS, à l'inverse, le sport, et de manière plus générale l'activité physique, est un moyen simple et efficace de rester en bonne santé. Si l’on fait une recherche de toutes les études qui concernent les bienfaits de l’exercice physique, on retient que le cœur, le squelette, les articulations et les muscles sont les premiers bénéficiaires apparents. Mais l’amélioration de l’état général est bien plus profonde.

Certains patients sont parfois surpris qu’on leur prescrive de l’activité physique dans le traitement de maladies où le simple fait de remettre des baskets paraît hors sujet… Comme par exemple chez de grands insuffisants respiratoires, des malades du dos très handicapés, ou en cas de cancer. C’est pourtant un excellent conseil.

L'exercice physique, un médicament universel

Le médicament qui marche dans l'obésité et les maladies cardiovasculaires, dans le diabète et la dépression, qui ralentit le vieillissement et prolonge la jeunesse, existe ! Qui plus est, il est gratuit... Mais malheureusement, souvent pas ou mal prescrit par de trop nombreux médecins. Ce produit réellement miracle... c'est l'exercice physique !

En dehors des effets directs que l’on détaille plus bas, l’exercice physique apporte un bien-être psychique indéniable : coupure de la routine quotidienne, décharge de l’hostilité, renforcement des liens sociaux, sentiment de compétence et de maîtrise, amélioration de l’estime de soi, meilleure gestion du stress, diminution de l’anxiété et des sentiments de dépression, meilleure humeur, amélioration du sommeil et de la qualité de vie. Des études ont montré très clairement que la pratique régulière de l’exercice diminuait également les idées dépressives, la colère, la méfiance et le stress. On a même mesuré une action biologique similaire à la prise d’antidépresseurs.

Attention, "exercice physique" pas "sport"

La plupart des articles concernant les bienfaits de l’exercice physique font la confusion avec le sport. Il y a dans l’exercice aucune notion de compétition et de dépassement de soi. C’est fondamental pour ne pas donner une image négative et un sentiment d’impossibilité à des gens qui ont souvent beaucoup de difficultés à parcourir quelques dizaines de mètres au début du traitement.

Il faut considérer tous ces conseils à la prescription d’un médicament. Un "médicament" qui  implique toute une série d'indications, précautions et contre-indications. C'est d'ailleurs là que le médecin devrait intervenir et c'est sans doute par méconnaissance qu'il n'aborde pas le sujet aussi souvent qu'il le devrait. A sa décharge, il faut dire que même si elles paraissent banales, toutes ces notions n'ont été vérifiées et publiées dans les grands congrès de médecine que très récemment.

Qui dit médicament, dit prescription

Pourquoi l’exercice physique fait-il perdre du poids et l’inactivité gonfle-t-elle la bedaine ? Tout simplement parce que nos gènes ne sont pas très éloignés de ceux de l’homme des cavernes qui n’avait comme préoccupation principale que de chasser. Essayez de courir après un lièvre et vous allez comprendre pourquoi ils étaient minces et avaient développé un gène de l’épargne qui leur permettait de stocker pour les périodes de famine.

L’homme moderne a cherché des remèdes contre les maladies de la pauvreté. Il a oublié qu’il possède toujours ce gène de l’épargne – et sans doute pour longtemps. Un gène qui, loin de le protéger comme ses ancêtres, met désormais, au contraire, son existence même en péril. Désormais la survie, pour des centaines de millions d’habitants de cette planète, passe par la lutte contre les pathologies de l’opulence et le stress de la vie moderne.

Les contre-indications

Chez qui l'exercice physique est-il interdit ? Pratiquement personne... Mais attention ! A aucun moment, on a parlé de sport. Ce sont nos battements cardiaques, leur rapidité, qui définissent la zone à partir de laquelle on passe de l'un à l'autre. Si le sport peut parfois être dangereux, l'activité physique avec une limite supérieure au rythme cardiaque n'a jamais tué personne... C'est précisément ce que doit vous expliquer votre médecin; Tout comme, en fonction de votre morphologie, de votre âge et de vos goûts, il doit vous conseiller le type d'activité à pratiquer.

Ensuite, comme dans toute bonne prescription, il y a les doses. Sachez que de petites durées quotidiennes sont moins efficaces que 3 à 4 bonnes séances hebdomadaires. Pour vérifier la justesse de ces conseils, qui vous font peut-être sourire ou hausser les épaules, il y a une preuve imparable : la prise de sang. En moins de trois mois d'activité régulière, par exemple 1 heure trois fois par semaine, tous ceux qui sont limites en glycémie, ou cholestérol ou encore triglycérides, pourront constater l'efficacité exceptionnelle de cette prescription.

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