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Anxiété : un trouble qui peut envahir la pensée
Anxiété : un trouble qui peut envahir la pensée
Publié le 05.02.2019
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Anxiété : un trouble qui peut envahir la pensée
SIphotography/iStock

Anxiété : TRAITEMENT

Que peut-on faire en cas d’anxiété ?

Des techniques simples de relaxation sont très efficaces pour se calmer. Une respiration lente et profonde pendant quelques minutes aide à détendre les muscles et à relativiser autant que possible l’événement stressant, en essayant d’en voir les côtés positifs.
Les exercices respiratoires et les techniques de relaxation sont recommandés. Ils agissent rapidement sur l’anxiété aiguë, mais aussi à long terme en diminuant l’anxiété globale après une pratique régulière de quelques semaines.
La méditation, le yoga, l’acupuncture, l’hypnose, la sophrologie ou encore les techniques de mindfullness ont fait leurs preuves.
Certaines herbes aromatiques sont aussi utilisées pour diminuer l’anxiété et peuvent parfois être efficaces en cas de crise : la valériane, la passiflore et le houblon par exemple.

Quels sont les principes du traitement de l’anxiété ?

Le traitement de l’anxiété associe des interventions psychologiques et/ou médicamenteuses. Dans tous les cas, une prise en charge médicale (médecin traitant ou psychiatre) est nécessaire pour mettre en place une thérapie, adaptée aux besoins, aux problèmes et à la situation familiale et sociale de chacun.
Deux formes de traitement sont préconisées en cas d’anxiété : les médicaments et la psychothérapie. Ces modalités s’associent et s’adaptent en fonction de la gravité des troubles et de la souffrance ressentie.
Lorsque les troubles sont modérés et que le retentissement sur la vie quotidienne est faible, on recommande dans un premier temps une psychothérapie (auprès d’un psychiatre ou d’un psychologue) pour aider la personne a? prendre conscience de ses pensées et de ses croyances anxieuses et à apprendre à les compenser au quotidien.
Certaines thérapies cognitives et comportementales (TCC) structurées sont reconnues pour être aussi efficaces que les médicaments.
Lorsque la psychothérapie ne suffit pas, on utilise souvent les antidépresseurs comme traitement de fond pendant plusieurs mois. Certains médicaments anxiolytiques peuvent aider à gérer les crises aigues d’anxiété, comme les « attaques de panique » ou les « troubles du sommeil ».

Quels sont les médicaments du trouble anxieux grave ?

Si les troubles sont trop intenses et que la psychothérapie ne suffit pas à les contrôler, un traitement médicamenteux peut être nécessaire.
Les antidépresseurs sont prescrits comme traitement de premier choix (même sans signe de dépression) car ils sont un véritable traitement de fond de l’anxiété grave. Il faut cependant compter quelques semaines avant qu’ils n’atteignent leur pleine efficacité et ils sont toujours recommandés en association avec la psychothérapie.
Les anxiolytiques, tels que les benzodiazépines, peuvent offrir un soulagement temporaire des signes en attendant que le traitement antidépresseur soit efficace. Cependant, le risque d’accoutumance et de dépendance étant trop important pour les maintenir à long terme, on préfèrera utiliser des anxiolytiques n’ayant pas ces inconvénients comme les antihistaminiques (hydroxyzine) ou le propranolol. L’initiation comme l’arrêt du traitement par benzodiazépines doivent être supervisés par un médecin et leur prescription ne doit pas dépasser 3 semaines.

Quel est l’intérêt de la psychothérapie dans les troubles anxieux graves ?

L’anxiété est souvent mal prise en charge, parce que les personnes concernées hésitent à consulter. On pense trop souvent qu’une anxiété importante est un trait de personnalité, une « faiblesse », que l’on doit subir et qu’il n’y a pas de remède.
La psychothérapie montre cependant de très bons résultats pour traiter l’anxiété. La plus utilisée est une variante de la thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Elle est reconnue par la Haute Autorité de Santé (HAS) comme étant tout aussi efficace qu’un traitement médicamenteux.
Dans le cadre de cette thérapie, et avec l’aide du thérapeute, en groupe ou en individuel, chacun va apprendre à reconnaître les facteurs déclenchant l’anxiété et à reconstruire des pensées et des comportements pour faire face différemment aux aléas de la vie.
Son efficacité est durable, à condition que le traitement ait été suffisamment intense et prolongé : au moins une séance par semaine pendant trois à six mois.
D’autres formes de psychothérapies peuvent aussi bénéficier aux personnes anxieuses : la psychothérapie de soutien, la psychanalyse, la psychothérapie analytique ou encore la thérapie pleine conscience.

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