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Tumeurs du cerveau : le mal de tête persistant peut-être un signal d’alerte

Tumeurs du cerveau : le mal de tête persistant peut-être un signal d’alerte

Tumeurs du cerveau : le mal de tête persistant peut-être un signal d’alerte
g-stockstudio/iStock
Publié le 28.12.2016
Mise à jour 07.09.2018
Mots-clés :

Tumeurs du cerveau : TRAITEMENT

Quel est le traitement des tumeurs cérébrales ?

Le traitement dépend du type et du grade de la tumeur, de sa taille, de sa localisation et de l’état de santé du malade.
Trois modes de traitement peuvent être proposés pour soigner une tumeur du cerveau : la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. Ils sont réalisés séparément ou associés. Dans certains cas, notamment lorsque la tumeur n’évolue pas ou ne présente pas de risque immédiat, les médecins choisissent parfois de ne pas commencer de traitements tout de suite, pour surveiller l’évolution de la tumeur. En effet, tant qu’elle n’évolue pas, il est parfois moins risqué de laisser la tumeur que d’intervenir au niveau du cerveau.
Lorsqu’elle est possible, la chirurgie est le premier et le principal traitement. Elle permet d’enlever la tumeur, si possible en totalité, et de l’analyser avec précision pour affiner le diagnostic et mieux choisir la suite des traitements.
Dans certaines localisations, une tumeur peut bloquer la circulation du liquide céphalo-rachidien dans le cerveau. Au lieu de s’écouler normalement, ce liquide s’accumule dans les ventricules du cerveau et les dilate, provoquant une « hypertension intracrânienne ». Une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour éliminer l’excès de liquide et rétablir sa circulation. Deux techniques sont utilisées : la « dérivation » (mise en place d’un petit tuyau entre le ventricule et l’extérieur) et la « ventriculo-cisterno-stomie » (petite ouverture par endoscopie dans le ventricule vers les méninges mais sans utilisation de drain).
La radiothérapie et la chimiothérapie sont utilisées en complément ou lorsque la chirurgie est impossible. Leur but est d’éliminer les cellules cancéreuses ou celles restant après la chirurgie, et d’éviter les récidives. La radiothérapie peut également être utilisée sur des tumeurs bénignes du cerveau.
Dans certains cas, une radiothérapie stéréotaxique est proposée pour traiter des lésions de petit volume : un rayonnement de forte intensité est délivré de façon extrêmement précise sur la tumeur en une séance : c’est le « gamma knife » ou radiochirurgie.
La chimiothérapie est adaptée au type de la tumeur. Les chimiothérapies ciblées sont maintenant utilisées. Elles visent une caractéristique spécifique de la tumeur ou de son environnement, par exemple en inhibant le développement des vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur.
Des médicaments sont souvent donnés en plus de la chimiothérapie : des corticoïdes et des diurétiques pour lutter contre l’œdème cérébral, des antiépileptiques en prévention des crises, et des antalgiques en cas de douleurs.

Qu’est-ce qu’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) ?

La stratégie de traitement d’une tumeur n’est pas mise au point par un seul médecin, elle est décidée de façon collégiale au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) pendant laquelleplusieurs médecins de spécialités différentes déterminent en commun les meilleures solutions de traitement pour chaque malade. Cette réunion regroupe généralement un neurochirurgien, un neurologue, un oncologue, un radiologue et un anatomopathologiste.

Quelle est l’évolution de la maladie ?

Elle dépend essentiellement du type et du grade de la tumeur, de sa taille et de sa localisation.
Par exemple, les tumeurs de grade I sont considérées comme bénignes, leur évolution est lente.
A l’opposé, un gliome de stade IV est une tumeur maligne qui évolue rapidement et a tendance à s’étendre dans plusieurs zones du cerveau avec un pronostic défavorable.

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