Dépistage des autres pathologies liées à la grossesse

Diabète

Il est recommandé de rechercher un diabète méconnu précocement au cours de la grossesse (dès la première consultation) s'il existe des facteurs de risque de diabète de type 2 (histoire familiale de diabète, surpoids, antécédent de diabète gestationnel).

Diabétique et enceinte(1)

À condition que le diabète soit équilibré, les femmes diabétiques peuvent avoir des grossesses normales.
Le mot d'ordre pour une grossesse en bonne santé, c'est douze mois ! Trois mois de préparation, et neuf mois de grossesse. Il est indispensable que les patientes informent leur médecin de leur désir de grossesse plusieurs mois avant d'arrêter la contraception.

Pourquoi trois mois avant ? Parce que le bon développement du fœtus est complètement dépendant du taux de sucre dans le sang de la mère. Et ce dès les premiers jours de retard de règles jusqu'au troisième mois de grossesse. Si le liquide dans lequel se développe le fœtus est trop chargé en sucre, il risque des malformations de ses organes. Et ce dès les premières semaines, puisque les organes commencent à se former pendant le premier mois de grossesse.
Par conséquent, la femme diabétique de type 2 doit impérativement équilibrer son diabète plusieurs mois avant d'être enceinte.
Selon les spécialistes, la mortalité des bébés avant ou juste après l'accouchement, est 4 à 8 fois plus élevée chez les diabétiques de type 2 non équilibrées. Et 90 % des accidents sont dus à une absence de programmation de la grossesse.

La programmation, qu'est-ce que c'est ? Quand une patiente désire un enfant, il est nécessaire que son diabète soit préalablement équilibré. Le meilleur moyen : les piqûres d'insuline. En effet, il n'est pas recommandé de prendre des médicaments antidiabétiques oraux pendant la grossesse. C'est pour cela que les diabétologues recommandent une période d'adaptation de trois mois afin que l'environnement dans lequel le fœtus se développera soit le plus adapté possible.
La glycémie étant stable, le taux de malformation et de mortalité du fœtus est le même que chez une femme non diabétique, soit de 1%.

Enfin, les spécialistes sont formels : une femme atteinte de diabète de type 2, bien équilibré, mettra au monde un beau bébé, en très bonne santé !

Le diabète gestationnel(1)

Prise de poids excessive pendant la grossesse, sucre dans les urines, glycémie à jeun supérieure à la normale, ces signes peuvent annoncer un diabète gestationnel, facteur de risque de diabète de type 2 pour les mamans. Les études montrent que la maladie doit être traitée à sa juste valeur pour éviter les complications.

Ce diabète gestationnel peut être temporaire et régresser après l'accouchement ou bien il peut révéler un diabète de type 2. Cette maladie concernerait 3 à 9% des femmes attendant un enfant. Des statistiques peu précises qui soulignent une prise en charge disparate de ce diabète. Pendant la grossesse, les besoins en insuline et en glucides sont plus importants. Or les femmes présentant déjà une petite insulinorésistance ou un risque élevé de diabète de type 2, peuvent développer un diabète en étant enceinte. Une maladie qui est encore insuffisamment décelée et prise en charge dans les maternités. Pourtant, elle fait courir des risques au bébé et à sa mère pendant et après l'accouchement.

Le surpoids du nouveau-né (plus de 4 kg à la naissance) peut tout d'abord provoquer des complications lors de l'accouchement : césarienne, fracture de la clavicule ou déplacement de l'épaule du bébé. Le nombre de « jaunisses » et de décès périnataux est également plus élevé que la moyenne, enfin les gros nouveaux-nés ont un risque supplémentaire de développer un diabète de type 2 ou une obésité dans leur vie future. 

Les femmes concernées bénéficiant d'un traitement adapté avec conseils diététiques personnalisés, injections d'insuline si besoin, et surveillance trois fois par jour de la glycémie, ont moins de risque de donner naissance à un gros bébé. Par ailleurs, trois mois après l'accouchement, elles souffrent moins de dépression ou d'anxiété et leur qualité de vie générale est bien meilleure que celle des mamans qui n'avaient pas reçu de soins spécifiques à leur diabète gestationnel. 

Le traitement du diabète gestationnel permet donc de réduire efficacement les complications périnatales. Il pourrait être également très utile dans la prévention du diabète de type 2 pour les mamans et leurs enfants.

(1)Source : http://www.diabete2-patients.com

Pré-éclampsie

La pré-éclampsie se définit par des chiffres tensionnels supérieurs à 140/90 mmHg et une protéinurie supérieure à 300 mg/24 h ou une croix à la bandelette, survenant après 20 SA. En déterminer le plus précocement possible le risque de pré-éclampsie, le médecins peut établir un programme de consultations prénatales adapté. Chaque fois que la pression artérielle est mesurée pendant la grossesse, un échantillon d'urine devrait être recueilli à la recherche d'une protéinurie .
Chez les femmes à risque et en l'absence d'un antécédent personnel de prééclampsie, aucune mesure préventive ne se révèle efficace. Les femmes enceintes doivent être informées des symptômes de pré-éclampsie et pouvoir les reconnaître : maux de tête, troubles visuels à type de vision floue ou sensation d'éclairs, acouphènes, douleurs épigastriques, vomissements, oedème soudain du visage, des mains et des pieds, prise de poids brutale .

Menace d'accouchement prématuré

Chez une femme symptomatique (contractions utérines douloureuses), un toucher vaginal pour évaluer le col est indispensable pour diagnostiquer une menace d'accouchement prématuré. Il évalue la consistance du col, sa longueur, sa dilation et sa position.
Chez une femme enceinte asymptomatique, l'échographie par voie endovaginale et le taux de fibronectine foetale ne doivent pas être utilisés pour diagnostiquer une menace d'accouchement prématuré car ils n'ont pas une bonne valeur prédictive, même si leurs résultats sont associés à un risque accru de naissance prématurée .

Placenta prævia

La plupart des insertions basses du placenta détectées à l'échographie à 20 semaines d'aménorrhée migreront vers le fond utérin spontanément avant la naissance. Seules les femmes dont le placenta est bas inséré à l'échographie de 32 semaines d'aménorrhée devraient bénéficier d'une échographie supplémentaire à 36 SA. Si l'échographie abdominale n'est pas précise, une échographie par voie endovaginale peut être proposée.