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Hormis l’indométacine

Pas de surrisque de fausse-couche avec les AINS

Les femmes enceintes peuvent être soulagées : l’ibuprofène ou le diclofénac et autres anti-inflammatoires n’augmentent pas les risques de fausse-couche.

 Pas de surrisque de fausse-couche avec les AINS GILE MICHEL/SIPA

  • Publié 04.02.2014 à 19h18
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Grossesse et anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : mauvaise association ou absence de risque ? Jusqu’ici, le doute était permis. Peu d’études déterminaient précisément les effets de tels médicaments sur l’issue de la grossesse. Une étude, parue ce 3 février dans le Canadian Medical Association Journal, permet d’apaiser certaines craintes.

 

Une faible consommation d'AINS

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène, naproxène, diclofénac...) sont de plus en plus utilisés par les femmes enceintes au cours du premier trimestre de la grossesse. Ils servent principalement à combattre les douleurs et inflammations, mais aussi la fièvre. Généralement, les médecins évitent de les prescrire ensuite, par crainte d’une fausse-couche.

 

Pour déterminer s’il existe vraiment une association entre la prise d’AINS et une fausse-couche, des chercheurs ont passé en revue les dossiers de près de 65 500 femmes admises à l’hôpital Soroka de Beer-Sheva en Israël. Parmi elles, 1 sur 10 a subi une fausse-couche. Peu de femmes enceintes (6,9%) ont eu recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens pendant le premier trimestre de leur grossesse. Ces femmes étaient en général plus âgées, plus à risque de fumer et de souffrir de maladies inflammatoires. Elles étaient également plus nombreuses à avoir bénéficié d’une aide à la procréation (FIV).

 

Des précautions à prendre avec l'indométacine

Mais l’exposition aux AINS n’est pas associée à un surrisque de fausse-couche. Alors que 10% des femmes non exposées en ont subi une, elles n’étaient que 8,2% à connaître le même événement dans le groupe des femmes qui en ont consommé. « Nous n’avons découvert aucune association significative entre une exposition aux AINS, que ce soit pas groupe ou par catégorie d’AINS, et un risque de fausse-couche. Mais nous avons trouvé un risque accru après une exposition à l’indométacine », expliquent les Dr Sharon Daniel et Amalia Levy.

 

L’indométacine est également un anti-inflammatoire non stéroïdien, mais il est indiqué dans d’autres situations. En effet, il inhibe la production de molécules responsables de la fièvre, la douleur, la raideur et l’inflammation. Il est souvent utilisé pour soulager les douleurs de différentes arthrites. 17 % des femmes qui ont consommé ce médicament ont fait une fausse couche. Cela pourrait s’expliquer par le fait que cet AINS est parfois prescrit à la fin de la grossesse, souvent chez les femmes dont le travail est prématuré.

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