- Le week-end va être "compliqué" pour les hôpitaux à cause de la gestion des troubles liés à la chaleur.
- Le plan Orsan a été élevé au niveau 3. Cela permet de lancer des plans blancs ou encore de déprogrammer les opérations non-urgentes.
- Le festival Solidays et la Marche des fiertés qui devaient se tenir ce week-end, ont été annulés.
"La fin de la semaine risque d'être compliquée" dans les hôpitaux, a prévenu la ministre de la Santé, Stéphanie Rist lors d’un point presse organisé à l'hôpital de Paris-Saclay (Essonne), le 24 juin. En effet, les effets nocifs de la canicule sur les corps commencent à se voir dans les chiffres des passages aux urgences. Plusieurs mesures ont été prises pour éviter l’engorgement des établissements de santé.
Canicule : hausse des passages aux urgences et des appels au Samu
"On savait que l'impact de la canicule est dans les 5 à 10 jours suivants le début de l'épisode. Les corps ne répondent pas forcément à un pic de chaleur durant une journée mais au fait que tous les jours il fasse très chaud et qu'on n'arrive pas à récupérer", a expliqué la ministre après avoir précisé qu’une hausse importante des passages aux urgences est observée depuis mercredi après-midi. Le Samu a, pour sa part, indiqué faire face à une augmentation des appels depuis plusieurs jours.
Les hôpitaux des départements touchés par la canicule font face à une saturation de leurs services, car ils voient arriver de plus en plus de cas liés à une exposition prolongée à la chaleur : hyperthermies, crises cardiaques, noyades, déshydratation…
"On s'attend dans les jours qui viennent, à ce qu'il y ait encore une augmentation, dans les hôpitaux mais aussi en consultation chez les médecins de ville", a ajouté Stéphanie Rist.
Plan Orsan, annulation de Solidays, interdiction de la vente d’alcool : les mesures prises pour réduire les tensions hospitalières
Pour faire face à la canicule et à ses conséquences sur les corps, le gouvernement a déclenché le niveau 3 du plan Orsan. Ce dernier permet de déclencher des plans blancs localement, de déprogrammer les opérations et les hospitalisations non urgentes, de faire appel à des renforts exceptionnels de personnel. Il permet également une coordination accrue entre hôpitaux, SAMU, médecine de ville, cliniques et structures médico-sociales.
La ministre de la Santé souhaiterait également "mobiliser les professionnels de ville" sur la prévention et la prise en charge des personnes à risque "avant qu'elles n'arrivent aux urgences". Face à la saturation des hôpitaux de Paris et à un nombre d’hospitalisations qui "ne cesse d’augmenter", le préfet de la capitale a pris plusieurs mesures. Il a interdit la consommation d’alcool dans la rue et les espaces publics de 12h vendredi 26 juin à 7h samedi 27 juin, puis de 12h samedi 27 juin à 7h dimanche 28 juin. Par ailleurs, la vente à emporter d'alcool ne sera plus possible de vendredi 18h à samedi 07h et de samedi 18h à dimanche 07h.
De plus, les compétitions sportives ainsi que le festival Solidays ont été annulés en raison de la "canicule exceptionnelle qui dure depuis le 21 juin" et "éprouve les services de secours et les établissements de santé". La Marche des fiertés, qui devait se tenir ce samedi dans les rues de Paris, a été reportée à une date ultérieure. Les organisateurs espèrent pouvoir la faire en septembre.
"Malgré les adaptations consenties par les organisateurs et leurs efforts pour augmenter leur capacité interne de premiers secours, l'affluence de plusieurs centaines de milliers de personnes sur ces événements va créer un risque de sur-sollicitation d'un dispositif sanitaire déjà mobilisé jusque dans ses limites", explique la préfecture de Paris dans son communiqué.
"Dès lors, considérant ces éléments et pour concentrer les moyens encore disponibles pour secourir les plus vulnérables, le préfet de Police a demandé aux organisateurs d'annuler leurs événements. Dans l'hypothèse où ils n'y consentiraient pas, le préfet de Police les interdira par arrêté".



