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QUESTION D'ACTU

DMLA, glaucome, rétinopathie diabétique

Dépister les maladies de la rétine grâce à un appareil portatif

La détection précoce des maladies de la rétine serait possible grâce à un appareil de la taille d'une petite caméra. Les concepteurs de ce dispositif espère qu'il sera utilisé par les généralistes.

Dépister les maladies de la rétine grâce à un appareil portatif Ces images montrent la force de préhension(A-B) et le design du prototype ressemblant à un camescope (C-D). Credit: Biomedical Optics Express

  • Publié 22.12.2013 à 16h48
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Un appareil de la taille d’un caméscope pour détecter les maladies de la rétine, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs du célèbre MIT, le Massachusetts Institute of Technology. Cet appareil, présenté ce dimanche dans la revue Biomedical Optics Express, est capable en quelques secondes de scanner la rétine et donc d’offrir un dépistage précoce de la rétinopathie diabétique, du glaucome ou encore de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).

 

Ces pathologies ophtalmiques peuvent évidemment être diagnostiquées par un ophtalmologiste mais le patient doit se déplacer au cabinet du spécialiste, ce que peu de gens font régulièrement. Pour éviter des atteintes ophtalmiques définitives, les personnes doivent en effet consulter bien avant que les premiers symptômes n’apparaissent. C’est la raison pour laquelle les chercheurs du MIT ont tenté de mettre au point un appareil portatif qui pourrait être utilisé par le médecin généraliste, le pédiatre, ou encore dans les pays en développement.

 

L’appareil utilise une technique appelée la tomographie en cohérence optique (OCT) qui envoie des faisceaux de lumière infrarouge dans l’œil et sur la rétine. Les échos de cette lumière sont renvoyés à l’appareil qui mesure alors le temps et l’ampleur de cet écho lumineux, ce qui révèle la structure du tissu rétinien en coupe transversale. Pour compenser le fait que l’opérateur bouge au moment de l’examen, l’appareil prend plusieurs images 3D à des vitesses élevées. Cette technique, déjà utilisée par les ophtalmologistes avec leurs appareils traditionnels, n’a pas perdu de sa fiabilité quand l’appareil a été réduit à la taille d’une petite caméra. Les tests ont en effet montré que les images sont de qualité identique.

 

James Fujimoto, l’auteur de l’étude, indique que la prochaine étape sera de tester l’appareil en situation clinique. Mais aussi de trouver un moyen de faire baisser son prix qui est encore relativement élevé pour qu’il puisse franchir la porte des cabinets des généralistes. "Développer des méthodes de dépistage qui sont accessibles à la population générale pourrait réduire considérablement des pertes inutiles de vision", pronostique James Fujimoto.

 

 

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