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Virus

Pourquoi sommes-nous tous enrhumés ?

Alors que les restrictions sanitaires commencent à se relâcher, les virus courants qui entraînent un nez qui coule, une toux et d'autres symptômes du rhume font leur retour et profitent d’un système immunitaire qui n’est plus habitué à les combattre.

Pourquoi sommes-nous tous enrhumés ? Sasha_Suzi/iStock

  • Publié le 26.07.2021 à 14h30
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L'ESSENTIEL
  • Les mesures sanitaires ont éloigné notre système immunitaire d’une multitude de microbes que nous rencontrons habituellement au quotidien.
  • Résultat, notre système immunitaire plus lent à réagir, permettant aux virus courants que nous rencontrons de s’infiltrer avec plus de facilité.
  • Le stress lié à la pandémie pourrait également expliquer pourquoi notre système immunitaire est plus faible face à ces virus courants.

Les maladies infectieuses comme la grippe, la gastro ou la bronchiolite ont quasiment disparu cet hiver du fait des mesures sanitaires restrictives mises en place pour lutter contre le SARS-CoV-2. De quoi faire naître des craintes pour la prochaine période hivernale alors que l’immunité naturelle se trouve réduite. Des premiers signes de résurgence de ces virus courants réapparaissent dès cet été alors que restrictions sanitaires commencent à se relâcher et de nombreuses personnes se plaignent de symptômes du rhume comme le nez qui coule ou une toux irritante.

Le système immunitaire plus lent à réagir

La saison estivale de rhume est pire que d’habitude. Si la météo, capricieuse depuis le début du mois de juillet, peut être pointée du doigt, le contrecoup de la lutte contre la Covid-19 et les mesures mises en place sont les principaux responsables. Celles-ci ont éloigné notre système immunitaire d’une multitude de microbes que nous rencontrons habituellement au quotidien. Cette importante diminution d'intrus microbien a rendu notre système immunitaire plus lent à réagir, permettant aux virus courants que nous rencontrons de s’infiltrer avec plus de facilité, aidé par les masques qui tombent, les regroupements sociaux qui redeviennent réguliers et le retour des câlins et des poignées de main.

Une exposition fréquente à divers agents pathogènes amorce ou stimule le système immunitaire pour qu'il soit prêt à réagir à cet agent pathogène, précise le Dr Paul Skolnik, immuno-virologue et président de médecine interne à la Virginia Tech Carilion School of Medicine, au New York Times. Si vous n'avez pas subi ces expositions, votre système immunitaire peut être un peu plus lent à réagir ou ne pas répondre aussi complètement, ce qui entraîne une plus grande sensibilité à certaines infections respiratoires et parfois des symptômes plus longs ou plus prolongés.”

Le stress aide les virus

Aux États-Unis, les autorités de santé ont alerté sur une augmentation depuis le début de l’été des cas de virus respiratoires courants qui provoquent des symptômes typiques du rhume et de la grippe. Le pic de virus respiratoire syncytial qui peut être particulièrement risqué pour les très jeunes et les très vieux, est particulièrement inhabituel pour cette période de l'année, note le Center for Disease Control and Prevention (CDC) américain qui prévoit de publier cette semaine un rapport sur l'effet de la pandémie sur une variété de virus respiratoires. Plusieurs cas d’hospitalisation de cas de jeunes enfants avec des symptômes graves ont été rapportés.

D’autres facteurs que les mesures restrictives seraient en cause. “Le stress, les mauvaises habitudes de sommeil et l'augmentation de la consommation d'alcool pourraient jouer un rôle dans la réaction d'un système immunitaire à un virus respiratoire, estime Satya Dandekar, expert en infections virales et en immunologie des muqueuses. Lorsqu'une personne est exposée à un agent pathogène, il doit y avoir une accélération rapide de la réponse du système immunitaire et des cellules immunitaires. Avec le stress et d'autres facteurs, l'armée de cellules immunitaires est un peu entravée et ralentit, et peut ne pas être en mesure de réagir assez rapidement pour attaquer, laissant suffisamment de temps à l'agent pathogène pour s'emparer de l'hôte.”

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