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QUESTION D'ACTU

Activité physique et espérance de vie

Monter les escaliers ou promener son chien pour vivre plus longtemps

S’arrêter une station de bus avant sa destination, troquer l’ascenseur contre les escaliers… Lorsqu’il s’agit de notre santé, chaque petit pas compte. 

Monter les escaliers ou promener son chien pour vivre plus longtemps Eva Blanco

  • Publié le 24.05.2021 à 14h00
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L'ESSENTIEL
  • Faire 1 000 de plus chaque jour entraînerait une diminution de 28 % des décès, voire de 32% pour plus de 2 000 pas par jour de manière ininterrompue.
  • Le fait de faire 2 000 pas supplémentaires ou plus pendant les périodes de marche a été associé à d'autres avantages pour la longévité, notent les chercheurs.

Toutes les personnes qui consultent frénétiquement le podomètre de leur smartphone depuis la pandémie ont sans doute adopté un excellent réflexe. Car, rappelons-le : lutter contre la sédentarité augmente l’espérance de vie. 

Cette étude présentée cette semaine lors de la Conférence de l'American Heart Association montre notamment que le fait d’augmenter son nombre de pas quotidien de 1 000 pas entraînerait une diminution de 28 % des décès, voire de 32% pour plus de 2 000 pas par jour de manière ininterrompue. Ces résultats ont été obtenus à partir du suivi de 16 732 femmes âgées en moyenne de 72 ans, de 2011 à 2015.

Les participantes ont porté un compteur de pas à la taille servant à compter leur nombre de pas quotidiens, ainsi que surveiller leurs habitudes de marche pendant quatre à sept jours. Toutes ont pris part à la Women's Health Study, une vaste étude nationale sur la prévention des maladies cardiaques, du cancer et d'autres maladies à long terme

"Nos résultats actuels indiquent que cette constatation est valable même pour les femmes qui ne se sont pas engagées dans des périodes de marche ininterrompue. Le fait de faire 2 000 pas supplémentaires ou plus pendant les périodes de marche a été associé à d'autres avantages pour la longévité", explique Christopher C. Moore, auteur principal de l'étude et doctorant en épidémiologie à l'université de Caroline du Nord (États-Unis).

Un risque de décès fortement réduit chez les femmes actives

Une analyse antérieure portant sur les mêmes femmes de cette cohorte a révélé que celles qui faisaient 4 500 pas par jour présentaient un risque de décès nettement inférieur à celui des femmes les moins actives.

"Les personnes âgées sont confrontées à de nombreux obstacles à la participation à des programmes d'exercices structurés, de sorte que certaines d'entre elles peuvent trouver plus pratique et plus agréable d'augmenter leurs habitudes de marche quotidiennes, comme se garer un peu plus loin de leur destination ou faire quelques travaux ménagers ou de jardinage supplémentaires", explique Christopher Moore. 

L’étude couvre toutefois un spectre réduit de la population, puisqu’elle a été réalisée principalement sur des femmes blanches non hispaniques. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour déterminer si les résultats s'appliquent aux hommes, aux femmes plus jeunes et aux personnes appartenant à divers groupes raciaux et ethniques, soulignent les auteurs des travaux. 

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