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QUESTION D'ACTU

Psychologie

Pourquoi est-il si difficile de changer d’avis ?

La réponse serait dans notre cerveau : en cas de désaccord, il serait moins capable d’évaluer la qualité des arguments avancés par les autres. 

Pourquoi est-il si difficile de changer d’avis ? Fizkes/iStock

  • Publié le 27.12.2019 à 09h00
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“Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”, dit l’adage populaire. En réalité, il est souvent difficile de changer l’opinion de quelqu’un, quelque soit la force ou la vérité de nos arguments. Cela a suscité la curiosité de chercheurs britanniques et américains, qui ont mené une étude sur le sujet. Dans Nature Neuroscience, ils montrent que le cerveau réagit différemment lorsqu’il est confronté à des opinions contraires. 

Des IRM et des expériences cognitives 

Depuis longtemps, la science a identifié le biais de confirmation, qui désigne le fait que nous tendons à privilégier les informations qui confirment ce que nous pensons déjà, et à sous-considérer celles qui remettent en question nos convictions. Dans cette recherche, l’équipe s’est intéressée aux causes de ce biais cognitif. Les chercheurs ont recruté 42 personnes pour mener leurs travaux : elles ont participé à des expériences cognitives et ont subi des IRM. 

L’étude consistait à demander aux participants d’estimer le prix d’une maison et de comparer cette estimation avec celle d’une autre personne. Les chercheurs leur ont demandé de parier. Ils ont constaté que lorsque les deux participants étaient du même avis, les paris étaient plus élevés. En revanche, lorsque les deux n’étaient pas d’accord, les paris restaient sensiblement les mêmes. 

L'Humain est têtu par nature 

“Nous avons constaté que lorsque une personne est en désaccord, son cerveau n’arrive pas à déchiffrer la qualité de l’opinion divergente exprimée par l'autre individu, explique Tali Sharot, autrice principale de l’étude, ce qui leur donne encore moins de raisons de changer d’avis.” L’analyse des IRM montre des changements d’activité cérébrale lorsque les personnes sont d’accord, dans le cas contraire, il n’y avait aucun lien entre le pari réalisé par l’individu et l’activité dans le cortex préfrontal médial-postérieur, impliqué dans la prise de décisions. 

“Les opinions des autres sont largement sujettes au biais de confirmation, ajoute-t-elle, peut-être parce qu'il est facile de les considérer comme subjectives.” D'après la scientifique, comme l'Homme prend la plupart de ces décisions en fonction des informations récoltées auprès des autres, ce biais cognitif peut avoir une influence importante sur nos comportements.

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