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Prévention et vigilance

Etourdi(e) ? Attention, vous faites peut-être des « AVC silencieux »

Difficultés à se concentrer, problèmes de mémoire, étourderies... Ces comportements, apparemment insignifiants, peuvent en fait être les symptômes d'un "accident vasculaire cérébral (AVC) silencieux". Explications. 

Etourdi(e) ? Attention, vous faites peut-être des « AVC silencieux » seenad /istock.

  • Publié 08.02.2019 à 08h00
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Les personnes qui perdent souvent le fil de leurs pensées ou sont plus distraites que d’habitude sont en fait susceptibles de faire des "accidents vasculaires cérébraux (AVC) silencieux", selon une nouvelle étude. On parle ici d’accident vasculaire cérébral "silencieux" car ils n'entraînent pas de changements majeurs et durables chez les malades, tels que l'altération de la capacité de parler ou la paralysie, observées lors d'un AVC "classique".

Consulter un médecin

L'analyse a porté sur 54 adultes, âgés de 55 à 80 ans. Tous présentaient au moins un facteur de risque d'AVC, comme par exemple l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie, le diabète, l'apnée du sommeil, le tabagisme ou encore un âge avancé. Ils ont passé des IRM, ont fait des tests et ont répondu à des questionnaires neurocognitifs.

 "Nos résultats indiquent que, dans de nombreux cas, les personnes qui avaient eu un AVC silencieux ont vu une différence notable dans leur capacité à rester concentrées, même avant que les symptômes ne soient décelés par un test neuropsychologique", explique Ayan Dey, l’un des auteurs de l’étude. "Si une personne trouve son comportement anormal, elle devrait consulter un médecin, surtout si son état de santé ou son mode de vie l'expose à un risque accru d'AVC ou de maladie cardiaque", ajoute-t-il.

En général, l'accident vasculaire cérébral silencieux est découvert accidentellement par IRM, ou une fois que les lésions cérébrales se sont aggravées. C’est l’altération de la substance responsable de la communication entre les différentes régions du cerveau qui indique si la personne a fait un AVC silencieux ou non.

Il est possible de les prévenir

Quoi qu’il en soi, sachez qu’il est possible de le prévenir "en arrêtant de fumer, en faisant de l'exercice, en suivant un régime alimentaire sain et en gérant son stress, ainsi qu'en maîtrisant sa tension artérielle, son diabète et son cholestérol", conclut le Dr Brian Levine, directeur de l’étude, par ailleurs professeur en psychologie et neurologie à Toronto.

Un accident vasculaire cérébral (AVC), également appelé "attaque cérébrale", est une perte soudaine de la fonction d’une partie du cerveau, provoquée par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l'intérieur d’une artère. La gravité de l'AVC va dépendre de la localisation et de l'étendue des zones cérébrales touchées. En effet, chaque zone du cerveau est spécialisée (motricité, parole, vision…). Un accident localisé va donc supprimer une fonction en partie, ou en totalité, ce qui explique pourquoi une personne peut garder des séquelles physiques d'un AVC (paralysie d'une partie du corps ou du visage, diminution ou disparition de la vision, problèmes d'élocution...). 

La mortalité liée aux accidents vasculaires cérébraux a baissé 

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'AVC chaque année et 15 millions sont victimes d'AVC non fatals. En France, on estime qu'entre 120 000 et 130 000 personnes sont touchées chaque année. Mais grâce à des dispositifs plus efficaces, la mortalité liée aux accidents vasculaires cérébraux a baissé de 15% ces dernières années au sein de l’Hexagone.

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