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Cancérologie

Mélanome : l’immunothérapie combinée réduit les métastases cérébrales

Selon une étude, deux traitements combinés, l’ipilimumab et le nivolumab, ont des résultats positifs sur les patients atteints de métastases cérébrales liés à un mélanome au stade 4.

Mélanome : l’immunothérapie combinée réduit les métastases cérébrales sudok1 / iStock

  • Publié 25.08.2018 à 20h00
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Une métastase cérébrale est un cancer qui provient d’un cancer situé dans une autre partie du corps et qui se propage au cerveau. Les cancers du poumon, du sein, du rein, du côlon et les mélanomes provoquent fréquemment des métastases cérébrales.

Le mélanome désigne très fréquemment un cancer de la peau, mais aussi des muqueuses (bouche, canal anal, vagin) ou encore de l’oeil. Le mélanome est en nette progression dans les pays occidentaux. En France, on dénombre 10 000 nouveaux cas chaque année. Des chercheurs du MD Anderson Cancer Center de l’université du Texas ont mené une étude publiée dans le New England Journal of Medicine. Cette dernière révèle qu’une immunothérapie combinée a permis de réduire le mélanome qui s’est propagé au cerveau.

Amélioration considérable du taux de survie

"Comme le traitement du mélanome de stade 4 s’est beaucoup amélioré ces dernières années, nos patients avec métastases au cerveau sont restés le groupe le plus dans le besoin, ils ont eu le pire pronostic, alors nous sommes très enthousiastes à propos de ces résultats", se félicite Hussein Tawbi, auteur principal de l’étude.

À noter que l’on parle de "stade 4" lorsque le mélanome s’est propagé à d’autres parties du corps. C’est un état grave. Les chercheurs ont prodigué une immunothérapie, combinant l’ipilimumab et le nivolumab à 94 patients. Ce traitement permet de s’attaquer simultanément aux maladies cérébrales, mais aussi extra-crâniennes. Hussein Tawbi poursuit: "historiquement, le taux de survie global à un an pour les patients atteints de métastases cérébrales est inférieur à 20%, avec la combinaison d’immunothérapie dans cette étude, il est de 82%."

L’immunothérapie au profit de la radiothérapie

Autre conclusion de l’étude, l’immunothérapie combinée permet de gagner du temps. En effet, la radiothérapie est très efficace pour traiter les petites métastases avant d’entamer une immunothérapie, avec une pause de quatre semaines entre les deux types de traitement.

Cependant, bien souvent les métastases d’origine sont détruites, mais de nouvelles surviennent justement au cours de cette pause de quatre semaines. "Nous avons montré que vous n’avez pas à attendre les radiations, vous pouvez initier une immunothérapie précoce sur tous les patients et attendre que les tumeurs dans le cerveau réagissent, ainsi que celles à l’extérieur du cerveau", détaille l’auteur de l’étude.

Prudence face aux effets secondaires

Les chercheurs ont particulièrement surveillé les effets secondaires liés à l’immunothérapie. Au total, 34 patients ont ressenti des effets secondaires liés au système nerveux central. Le mal de tête était le plus répandu. Parmi elles, sept personnes ont eu des conséquences plus graves, tels qu’un gonflement du cerveau, une hémorragie cérébrale et une syncope. Ces effets secondaires étaient d’ailleurs similaires à ceux de patients ayant bénéficié de l’immunothérapie combinée, mais sans avoir de métastases cérébrales.

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