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QUESTION D'ACTU

Perte de connaissance

Syncope : le malaise vagal est un simple « coupe circuit »

La perte de connaissance brutale, brève et complète s’appelle une « syncope ». Elle correspond à une baisse massive du débit du sang dans les artères qui alimentent le cerveau. Celui-ci, en état d'alerte maximale, réagit en coupant les circuits.

Syncope : le malaise vagal est un simple « coupe circuit » Jacques Boissinot/AP/SIPA

  • Publié 30.10.2017 à 12h00
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La syncope peut survenir de façon extrêmement violente, c'est d'ailleurs la plupart du temps son seul danger. Nous avons tous vu à la télévision le vrai KO dans un match de boxe. C’est comme le disjoncteur d’un circuit électrique, donc une syncope, et on comprend d'où vient le coupe-circuit. Le phénomène est le même dans la syncope de tous les jours mais les conséquences peuvent être autrement dramatiques lorsqu’elle survient près des meubles dont les rebords sont très dangereux ou au volant d'un véhicule.

Syncope vagale et pertes de connaissance lors de maladies

C'est vrai que si l’explication est une coupure des circuits du cerveau, il faut aller chercher la cause quelque part. Le coup de poing, on comprend. On peut comprendre aussi lorsqu'on retrouve des problèmes cardiaques : un pouls qui s'est accéléré trop brutalement, affolant le contrôle du cœur, ce qui provoque un petit arrêt cardiaque total mais bref. On retrouve également parfois des antécédents d'épilepsie ou de maladies neurologiques.

Mais fort heureusement, dans la très grande majorité des cas, la syncope est ce que l'on appelle une syncope vagale. Il existe, en effet, au niveau de nos carotides – ces deux grosses artères du cou qui alimentent la tête –, une zone extrêmement sensible pouvant provoquer l'arrêt ou le ralentissement de notre cœur. Cette zone est sous la dépendance d'un nerf que l'on appelle le « vague », d'où le nom de « malaise vagal ». 

Émotion forte ou douleur violente

Alors, quelles sont les grandes causes d'excitation de ce nerf vague ? Et bien, surtout deux types de circonstances déclenchantes. D'abord l'émotion forte, gaie ou triste d'ailleurs, souvent dans une atmosphère surchauffée ou différente : c'est la syncope de celui qui piétine dans un spectacle ou tout simplement pendant un vol en avion.

L'autre grande cause, c'est la douleur violente ; il faut ajouter : chez quelqu'un de plutôt anxieux. C'est une syncope que les médecins connaissent bien parce qu'elle arrive parfois lors d'un examen complémentaire un peu douloureux. Dans tous les cas, ça commence par des sueurs, une pâleur, un état de malaise, puis « plouf », plus rien. Généralement, c'est quelques secondes après l'entourage qui raconte ou tout simplement une vilaine coupure au cuir chevelu qui témoigne de la violence de la chute.

Syncope vagale : un disjoncteur qui s’annonce

Pas de panique si l’on ressent le malaise arriver, la syncope vagale peut être prévenue : il suffit de s'allonger, jambes surélevées si possible, avec un peu d'eau sur le visage et les mains, et la visite du médecin pour bien confirmer qu'il s'agissait effectivement d'un malaise vagal... et non pas d’une des causes précédemment évoquées.

Mais, une syncope, ça va, plusieurs… Il faut soit le savoir et la prévoir, soit s'il ne s'agit pas d'une cause douloureuse, entreprendre un traitement qui, au-delà des sédatifs, s'appuiera essentiellement sur un soutien psychothérapique.

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