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BPCO

La bronchite chronique du fumeur, un mal insidieux

C’est aujourd’hui la journée mondiale de la BPCO. Aussi appelée « bronchite du fumeur » ou BPCO, elle concerne trois millions et demi de personnes en France. Mais deux tiers d’entre elles ne connaissent pas leur diagnostic.

La bronchite chronique du fumeur, un mal insidieux Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

  • Publié 15.11.2017 à 09h00
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Tousser au réveil quand est fumeur, pour beaucoup c’est normal. En réalité, cela peut cacher un problème plus grave, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) aussi appelée bronchite du fumeur. Une maladie peu connue des fumeurs, comme l’explique Armine Izadifar, pneumologue et président de l’association des pneumologues d’Ile de France: « Le premier symptôme est la toux matinale, mais souvent les gens sous-estiment les symptômes, or la maladie est très progressive. »

Un essoufflement insidieux

De quelques bronchites chaque année à une insuffisance respiratoire handicapante au quotidien, avec essoufflement à l’effort, la maladie progresse lentement. Mais, elle peine à être détectée aujourd’hui. Un tiers seulement des patients connaît son diagnostic. Alors qu’il suffit de regarder si l’on est plus essoufflé que quelqu’un de son âge quand on fait un effort physique, comme monter un escalier.
« Les médecins généralistes sont parfois mal sensibilisés, les patients peuvent les consulter plusieurs fois pendant l’hiver pour ce qu’ils pensent être des bronchites à répétition, et comme l’essoufflement à l’effort est difficile à quantifier en consultation, le diagnostic n’est pas forcément évoqué alors qu’en réalité c’est déjà une BPCO », souligne le pneumologue.

Etendre le dépistage

Aujourd’hui, on prescrit aux fumeurs à partir de 40 ans, et aux fumeuses à partir de 45 ans une EFR, pour exploration fonctionnelle respiratoire, un test qui permet d’évaluer la fonction respiratoire et dépister une obstruction débutante des bronches. La recommandation des professionnels est de passer à un test pour tout fumeur, quelque soit l’âge, à partir de de 20 paquets par an pour un homme, et 15 pour une femme.
Car la maladie présente des risques conséquents: surinfections bronchiques à répétition, hospitalisations, essoufflement à l’effort qui s’accentue. Le déclin de la fonction respiratoire est très difficilement réversible, d’où l’importance d’agir tôt. « Le premier réflexe, c’est l’arrêt du tabac, ensuite avec des traitements médicamenteux, de l’activité physique ou encore de la kinésithérapie respiratoire, on peut améliorer les choses. J’ai des patients qui vivent presque normalement aujourd’hui », ajoute Armine Izadifar. 

Evaluer le souffle

Une des solutions pour améliorer le dépistage : équiper tous les médecins généralistes de spiromètre, qui teste le souffle. « Si le test montre le moindre trouble, alors il faut approfondir par un test EFR chez un pneumologue, pour voir s’il s’agit bien d’une BPCO. » Une expérimentation est conduite en ce sens par l’Assurance Maladie qui a équipé et formé les médecins generalists volontaires dans 3 régions françaises.

La BPCO concerne trois millions et demi de personnes et, aujourd’hui, 15.000 décès sont liés à la maladie en France.

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