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Phobies : la « peur d’avoir peur » peut bénéficier d'un traitement

Phobies : la « peur d’avoir peur » peut bénéficier d'un traitement

Phobies : la « peur d’avoir peur » peut bénéficier d'un traitement
francescoch/iStock
Publié le 02.09.2016
Mots-clés :

Phobies : DIAGNOSTIC

Quand faut-il évoquer une phobie ?

Les phobies sont des craintes irraisonnées, irrationnelles et bien souvent considérées par les phobiques eux-mêmes comme exagérées. Elles sont, en général, liées à une situation ou un ensemble de situations, à un lieu ou à un objet. On évoque donc une phobie lorsque la peur est anormalement gênante, quand il y a une souffrance, des comportements d’évitement ou une modification du comportement. Une véritable angoisse s'empare des personnes qui y sont confrontées. La personne phobique est tout à fait consciente de sa peur. Par conséquent, elle tente d'éviter, par tous les moyens, la situation ou l'objet redouté.

Chez l'enfant, certaines peurs sont fréquentes et s'inscrivent dans le développement normal de tout enfant. Parmi les peurs les plus fréquentes, on peut citer : la peur de la séparation, la peur du noir, la peur des monstres, la peur des petits animaux... Souvent, ces peurs apparaissent et disparaissent avec l’âge sans interférer dans le bien-être global de l'enfant.

Toutefois, si certaines peurs s'installent dans le temps et qu’elles ont des répercussions notables sur le comportement et le bien-être de l'enfant, il ne faut pas hésiter à consulter un pédiatre.

Avec quoi peut-on confondre une phobie ?

Les phobies sont une forme d’anxiété, il est donc facile de les confondre avec un trouble obsessionnel compulsif (par exemple la crainte de la saleté de quelqu'un, avec une hantise de contamination), un trouble post-traumatique, une angoisse de séparation (l’évitement de l'école chez l’enfant), une attaque de panique... Mais lors d’une phobie, la personne ne ressent pas d'inquiétude particulière dans son quotidien. L'angoisse surgit dès qu'elle est confrontée à la situation qui déclenche la phobie. Pour éviter l’angoisse, il suffit donc d’éviter la situation qui la crée.

On peut aussi facilement confondre les signes physiques de l’angoisse liée à la phobie avec une maladie comme un problème cardiaque, une crise d’asthme, une hypoglycémie...

En cas de doute, il est important de consulter un médecin pour s’assurer qu’aucun problème physique n’est en cause.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Il est parfois difficile de savoir à partir de quand une peur devient une phobie et quand il faut commencer à s'inquiéter et à consulter.

Tout le monde a peur de quelque chose, mais à partir du moment où cette peur est accompagnée d'une anxiété, d’une souffrance et dès qu'elle empêche la personne de faire certaines activités, il est temps d'en parler avec le médecin traitant.

En ce qui concerne les enfants, il est parfois plus difficile de faire la part des choses entre une peur simple et le début d'une phobie. Si l’enfant montre des signes de stress importants dans certaines situations, qu’il les anticipe avec une anxiété et que cela a des conséquences dans sa vie quotidienne, à l’école ou dans la vie de famille, il est important de consulter le médecin traitant ou le pédiatre.

Pour faire le diagnostic de phobie, le médecin mène un interrogatoire clinique précis pour rechercher les signes de la phobie d’après les critères de diagnostic. Il peut aussi utiliser des échelles pour confirmer le diagnostic et évaluer l'intensité de la phobie ainsi que les répercussions de celle-ci peut avoir dans le quotidien. Il pourra ensuite proposer un traitement si nécessaire et orienter la personne phobique vers un psychiatre ou un psychologue.

Comment faire le diagnostic de phobie ?

Il existe plusieurs critères pour faire le diagnostic de phobie :

• Une crainte marquée et persistante, excessive ou peu raisonnable, déclenchée par la présence ou l’anticipation d'un objet ou d'une situation spécifique (vol en avion, sang, hauteurs, animaux...).

• L'exposition à la situation provoque presque toujours une réponse immédiate d'inquiétude, qui peut prendre la forme, soit d’une crise de panique, soit d’une prédisposition à une telle crise.

• La personne sait que sa crainte est excessive ou peu raisonnable.

• Les situations déclenchantes de la phobie sont évitées, ou bien sont supportées mais avec une inquiétude ou une détresse intense.

  • L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la détresse dans la situation redoutée ont des conséquences sur le quotidien normal de la personne et, dans certains cas, son fonctionnement professionnel (ou scolaire), ses activités et ses relations sociales.

• Enfin, cette situation perdure depuis au moins 6 mois.

Il faut que l'inquiétude, les crises de panique ou l'évitement phobique liées à l'objet ou à la situation ne s’expliquent pas par un autre trouble mental.

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