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Asthme : traiter la crise et prévenir l'aggravation de l'inflammation
Asthme : traiter la crise et prévenir l'aggravation de l'inflammation
Asthme : traiter la crise et prévenir l'aggravation de l'inflammation
Wavebreakmedia/istock

Asthme : VIVRE AVEC

Comment évolue l’asthme au cours de la vie ?

L’évolution de l’asthme est capricieuse et n’obéit à aucune règle précise. Son évolution dépend de la présence ou non des nombreux facteurs, qui interviennent dans le déclenchement de crises, et de la qualité du suivi du traitement.
Le risque d’évolution vers la gravité (crises fréquentes malgré le traitement, essoufflement continu, insuffisance respiratoire avec perte de souffle définitive) peut néanmoins être évité le plus souvent par un traitement médicamenteux adapté et bien suivi. Les mesures de prévention simples relatives à l’environnement participent aussi de cette prévention de l’aggravation. Il en est ainsi de l’arrêt du tabac, de l’éloignement d’un animal domestique auquel l’asthmatique est sensibilisé, du changement de la literie… Certaines formes d’asthme peuvent néanmoins évoluer de façon moins favorable, en particulier l’asthme qui apparaît autour de la ménopause.
En règle générale, les asthmes qui débutent dans la petite enfance ont davantage tendance à persister que les asthmes qui commencent plus tardivement. Par ailleurs, la gravité de la maladie a tendance à rester la même tout au long de la vie, c’est-à-dire que les formes d’asthme sévères auront tendance à rester sévères et les formes légères à rester modérées. Il faut absolument comprendre que, si son traitement est bien suivi et bien adapté, un asthmatique peut ne ressentir aucune gêne pendant de longues périodes de sa vie.

Que devient l’asthme à l’adolescence ?

Il existe beaucoup de parents qui pensent que « l'asthme grandit avec leurs enfants ». Mais la vérité est que cela dépend de chaque enfant. Certains enfants voient leur asthme devenir de plus en plus sévère. Mais près de la moitié des enfants qui souffrent d'asthme peuvent voir une régression de la maladie quand ils deviennent adolescents. Cependant, certains problèmes peuvent revenir plus tard.
Les allergies jouent un rôle important dans l'asthme. La plupart des adolescents qui souffrent d'asthme ont également de nombreuses allergies associées. L'asthme peut donc parfois devenir sévère, même si les adolescents souffrant d'asthme sont exposés à des allergènes de bas grade. D'autres facteurs que l'asthme infantile peuvent être des facteurs d’exacerbation ou d’aggravation : les infections respiratoires supérieures, comme le rhume, le tabagisme passif et climat, comme l'air froid.
Un problème fréquent est qu’à l’adolescence, le traitement l’asthme peut devenir une contrainte insupportable et des interruptions de traitement ou un mauvais suivi peuvent survenir. De plus, la transition vers la médecine adulte est difficile pour 60% des adolescents et, dans certaines maladies, jusqu’à 30% des adolescents sortent des circuits de soin avec un risque de complication et d’aggravation de la maladie. Cependant, il est possible d’anticiper cette période, en particulier en poussant l’enfant à avoir une activité sportive.
Certains enfants peuvent avoir une crise d'asthme quand ils ont une activité sportive comme la course. Mais avec une bonne préparation, un adolescent souffrant d'asthme peut participer activement à des activités sportives. Les exercices aérobiques peuvent même améliorer la fonction respiratoire en renforçant les muscles respiratoires. Il est cependant nécessaire de suivre quelques règles avant l'activité sportive comme d'étirer les muscles avant et après l'exercice, respirer par le nez au lieu de respirer par la bouche et s'assurer que l'air humidifié passe à travers les voies respiratoires. Les parents doivent aussi s'assurer que l'adolescent a pris tous les médicaments prescrits avant de commencer l'exercice. En hivers, les adolescents asthmatiques doivent porter quelque chose sur la bouche et le nez pour empêcher l'air froid d'entrer.
A l’école, le personnel doit être prévenu de l’asthme et le professeur d'éducation physique doit également être informé sur l'état du jeune afin qu'il  puisse laisser l'enfant étirer ses muscles avant les exercices ou pour faire face aux crises d'asthme en rapport avec la pratique du sport.
Les adolescents asthmatiques doivent être rassurés de temps en temps. Il faut leur rappeler qu’ils ne sont pas différents des autres et que l'asthme ne doit pas les ralentir. Ce soutien affectif est indispensable afin de leur éviter les problèmes de personnalité.

Comment vivre au quotidien avec un asthme ?

Lorsque le traitement est bien adapté, l'asthme est compatible avec une vie normale aussi bien au travail, que dans les loisirs, mais le suivi médical au long cours de l’asthmatique est fondamental. Ce suivi médical permet au médecin traitant d’adapter le traitement à l’évolution de la maladie. Il faut donc respecter le rythme des consultations et faire les examens demandés par le médecin.
Il faut parfaitement connaître les traitements et les techniques d’inhalation pour optimiser l’efficacité du traitement : si la technique d’inhalation est mauvaise, le traitement sera peu efficace, même s’il est pris régulièrement. Pour améliorer cet aspect fondamental, les asthmatiques peuvent bénéficier de séances « d’éducation thérapeutique », généralement en service hospitalier. Le médecin traitant et le pharmacien sont également susceptibles de vous aider pour améliorer ce point clé.
Pour les enfants scolarisés, il est nécessaire d’établir « un projet d’accueil individualisé » (ou PAI) qui aidera les enseignants à prendre les bonnes décisions en cas de crise. Ce PAI est particulièrement utile si l’enfant a une forme sévère de la maladie ou s’il présente une allergie alimentaire poussée. Ce PAI est rédigé à la demande de la famille par le chef d’établissement, en concertation avec le médecin scolaire et le médecin traitant.
Les asthmatiques exercent le plus souvent une activité professionnelle, le plus souvent en milieu normal, mais parfois en milieu protégé. C’est le médecin du travail qui est compétent en ce domaine, mais il est possible de s’informer auprès des assistants sociaux ou de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui a pour mission d’informer et d’aider les malades. 
Il est important de connaître les signes et les facteurs qui déclenchent les crises d’asthme (allergie, pollution, stress...) et adapter son mode de vie en conséquence : éviter les facteurs déclenchant, les situations stressantes et la fumée de cigarette, éviter le surpoids, pratiquer une activité physique régulière (en s’échauffant au préalable, surtout en cas de froid)...

Peut-on faire du sport avec un asthme ?

La pratique régulière d’une activité physique est possible et bénéfique pour toute personne asthmatique. Elle participe à l’acquisition d’un bon capital musculaire et améliore la gestion du stress.
Une activité physique telle que la marche à bonne allure ou la course est souvent recommandée. La course à pied, surtout la course d’endurance et surtout en cas de froid, peut provoquer des crises d’asthme. Pour les prévenir, l’asthmatique doit prendre un broncho-dilatateur 10 à 15 minutes avant la course et faire un échauffement soigneux.
La natation et l’aquagym sont bénéfiques pour l’asthmatique. Cependant, lorsque la natation se fait en piscine couverte et que l’odeur de chlore est marquée, elle peut induire des crises d’asthme.
Les activités physiques doivent être personnalisés selon l’âge et les performances respiratoires du malade. Une règle est très importante à respecter : la maladie asthmatique doit être bien équilibrée pour que le sport soit bien supporté.

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