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Rhinite allergique : le traitement marche contre le rhume des foins
Rhinite allergique : le traitement marche contre le rhume des foins
Publié le 14.04.2018
Rhinite allergique : le traitement marche contre le rhume des foins
©123RF-amandaplank

Rhinite allergique : TRAITEMENT

Que peut-on faire en cas de rhinite allergique ?

En général, le traitement de première intention contre la rhinite allergique consiste à éviter l’exposition aux allergènes responsables.
• Pour les allergies aux pollens :
- Il faut éviter les promenades dans les forêts, les prés ou les champs au printemps, - Il faut fermer les fenêtres et entrées d'air lors de déplacements en voiture.
• Pour les allergies aux animaux domestiques :
Il faut se séparer de l'animal dont les poils sont responsables ou éviter son contact. • Pour les allergies aux acariens, dans la maison et la chambre à coucher :
- Il faut envelopper le matelas dans une housse isolante et utiliser une literie (oreillers et couette) lavable à 65°C,
- Il faut laver cette literie tous les 15 jours et changer et laver les draps, taies d'oreillers et housses de couettes tous les 7 jours,
- Il faut laver rideaux et doubles rideaux tous les 3 mois,
- Il ne faut pas oublier de laver les peluches des enfants tous les 3 mois,
- Il faut supprimer moquette et tapis et passer régulièrement l'aspirateur,
- Il faut aérer la maison et la chambre chaque jour et après le passage de l'aspirateur.
Il se peut que ces mesures ne fonctionnent pas chez toutes les personnes, car c’est assez lourd à faire.

Quel est le traitement d’une rhinite allergique ?

Après éviction systématique de l’allergène, ce qui n’est pas toujours possible, les traitements disponibles sont efficaces et en général sans danger, s’ils sont bien utilisés.
Il est recommandé de les prendre systématiquement, tous les jours, dès le début des signes et pendant toute la durée de la floraison incriminée. Dans certains cas, il est possible de les prendre même un peu avant, ce qui évite de la laisser partir et de « courir après l’inflammation allergique » et de la bloquer dès le départ.
• Les corticoïdes topiques par voie nasale constituent le traitement recommandé en première intention en cas de rhinite modérée ou grave (budésonide, fluticasone, mométasone…). Ils sont recommandés comme traitement de deuxième ligne chez les patients souffrant d’une rhinite allergique légère. Ces médicaments, longtemps considérés comme les plus puissants par les praticiens, agissent directement sur l’inflammation qui est provoquée par l’allergie. Leur utilisation régulière peut même réparer les effets de l’inflammation. Les corticoïdes par voie nasale ont peu d’effets indésirables, mais ils peuvent cependant entraîner une irritation ou des saignements du nez chez 10 à 20 % des personnes.
• Les antihistaminiques oraux sont les médicaments de première intention contre la rhinite allergique. Les antihistaminiques les plus anciens ont un effet sédatif potentiellement dangereux lors de la conduite automobile ou dans certains métiers. Les antihistaminiques de deuxième génération n’ont pas d’effet sédatif et sont désormais recommandés en première intention aux personnes qui doivent prendre ce type de médicaments : desloratadine, fexofénadine, loratadine, cétirizine... Il ne faut pas hésiter à en essayer plusieurs afin de trouver la molécule qui convient le mieux à chaque personne : il existe en effet une forte susceptibilité individuelle.
• Les corticoïdes topiques par voie nasale sont supérieurs aux antihistaminiques oraux pour le traitement de la rhinite allergique. Ils offrent un avantage particulièrement important par rapport aux antihistaminiques chez les personnes atteintes de rhinite allergique périodique qui souffrent de congestion nasale modérée ou grave. Dans ce cas, ils doivent constituer le traitement principal.
Il est possible d’associer les corticoïdes topiques avec les antihistaminiques.
• En collyres, les corticoïdes topiques sont efficaces lors du traitement de l’allergie de l’œil (« conjonctivite »).
• Les antileucotriènes peuvent être utilisés en prévention de la rhinite, essentiellement chez les personnes asthmatiques avec une polypose naso-sinusienne.
• Les corticoïdes par voie orale sont déconseillés en raison des effets secondaires qui surviennent aux doses où ils sont efficaces.
• Il faut éviter les sprays nasaux décongestionnant à base de phényléphrine qui font courir un risque d’accidents vasculaires.
L’immunothérapie spécifique, ou désensibilisation, permet d’induire une tolérance à un ou plusieurs allergènes. Les progrès de ces dernières années ont renforcé l’efficacité de ces traitements avec une meilleure purification des allergènes et l’administration de certains par voie sublinguale. Les injections sous cutanées ont lieu une fois par semaine pendant 3 mois, puis une fois par mois pendant 3 ans.
L’immunothérapie par voie sous-cutanée permet de contrôler les signes d’allergies chez plus de deux-tiers des personnes avec rhinite allergique et prévient le développement d’un d’asthme bronchique et d’élargir le spectre des allergies à d’autres allergènes au fil du temps. Les inconvénients sont son prix, l’investissement de temps et la possibilité de développer des allergies au produit administré. La désensibilisation marche d’autant mieux qu’elle est initiée tôt après le développement des signes. En cas de récidive après désensibilisation, si la première immunothérapie a été efficace, il est possible de la refaire.

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