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Trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, de l’enfant ou TDAH : il doit être pris en charge très tôt
Trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, de l’enfant ou TDAH : il doit être pris en charge très tôt
Publié le 01.02.2017
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Trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, de l’enfant ou TDAH : il doit être pris en charge très tôt
Lisa5201/iStock

Déficit de l’attention (ou TDAH) : VIVRE AVEC

Comment aider un enfant souffrant de TDAH ?

Quand un enfant souffre d’un trouble déficit de l'attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH), ses parents peuvent l’aider en maintenant son environnement calme et bien organisé. À l’école, il est possible de mettre en place des aménagements de l’enseignement : simplification des consignes, attribution d’un auxiliaire de vie scolaire.
Il est très important de bien respecter les prescriptions des médecins, qu’elles soient médicamenteuses ou non.
Le rôle des parents est essentiel dans les soins dispensés à l’enfant. L’équipe qui assure le suivi médical est surtout là pour les informer, les aider et les conseiller.
Les parents doivent s’efforcer de bien comprendre en quoi consiste le TDAH, ce qui leur permettra de mieux tolérer le comportement de l’enfant et de prendre part activement à sa prise en charge, pour mieux le soutenir et lui proposer des solutions les plus adaptées possible.
Il faut veiller à ce que l’enfant conserve une bonne hygiène de vie (alimentation, sommeil, temps passé devant les écrans). Il faut mettre en place une bonne organisation du temps dans un environnement ordonné, se montrer ferme mais bienveillant, et rassurer l’enfant concernant l’amour qu’on lui porte Il faut encourager l’enfant dès qu’il fait un effort de bonne conduite, lui expliquer clairement pourquoi il doit respecter ses parents, en particulier quand il leur a manqué de respect. Mais il faut aussi savoir tolérer quelques débordements (agitation en travaillant ou pendant les repas).
Il faut lui donner des consignes simples et claires, fractionner les demandes pour qu’il puisse accomplir les tâches demandées les unes après les autres, en lui fixant des objectifs progressifs, étape par étape, pour pallier son manque d’attention.
Il vaut mieux éviter à l’enfant les sources de distraction, limiter les sources d’excitation (jeux vidéo, films violents...) et favoriser les activités physiques et sportives.

Comment scolariser un enfant souffrant de TDAH ?

Dans un cadre scolaire, le TDAH perturbe l’acquisition, la compréhension, l’utilisation et le traitement par l’enfant des informations, quelles qu’elles soient. Ces difficultés de l’apprentissage peuvent retentir sur la confiance en soi.
Il est donc important que les enseignants prennent en compte ces problèmes précocement et qu’ils aménagent la scolarité. Pour obtenir ces adaptations, le TDAH doit être reconnu comme handicap cognitif (sur demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées ou « MDPH »).
Il existe trois possibilités, selon les besoins de l’enfant.
• Le « projet personnalisé de réussite éducative » (ou « PPRE ») est un document qui décrit les aménagements faciles à réaliser par les enseignants et l’équipe éducative de l’école. Il s’agit par exemple de simplifier les consignes ou de limiter leur nombre, pour favoriser une meilleure compréhension. Le PPRE peut être complété par un « projet d’accueil individualisé » (ou « PAI »), qui concerne davantage les aspects médicaux de l’accueil de l’enfant (prise de médicaments pendant le temps scolaire).
• Le « projet personnalisé de scolarisation » (ou « PPS ») est la liste les adaptations à mettre en œuvre en cas de difficultés plus marquées. Il engage à la fois l’école, les parents, l’enfant et les divers professionnels concernés. Si le TDAH a un retentissement important, le PPS peut prévoir l’utilisation d’une aide technique (ordinateur) ou l’intervention d’un auxiliaire de vie scolaire. Il est mis en place avec l’accord de la MDPH, sur demande des parents.
• L’admission en « Service d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile » (ou « SESSAD ») peut aussi être mise en place, si les troubles le justifient, là encore sur décision de la MDPH.

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