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Etude internationale

Pays anglo-saxons : une majorité de femmes boit pendant la grossesse

Pour protéger le fœtus, aucun gramme d’alcool ne doit être consommé pendant la grossesse. Mais jusqu’à 80 % des femmes enceintes continuent leur consommation.

Pays anglo-saxons : une majorité de femmes boit pendant la grossesse Les fumeuses sont plus à risque de continuer de boire pendant la grossesse (CLOSON/ISOPIX/SIPA)

  • Publié 07.07.2015 à 18h27
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Pendant la grossesse, c’est zéro goutte d’alcool. Les campagnes de sensibilisation s’enchaînent, mais les effets ne se ressentent pas forcément. Dans les pays anglo-saxons, la majorité des femmes continue de boire, révèle une revue d’études parue dans le BMJ Open.

L’Irlande est de loin le pays où les femmes enceintes boivent le plus : 9 sur 10 consomment de l’alcool avant leur grossesse, 8 sur 10 continuent jusqu’à l’accouchement. Mais globalement, en Nouvelle-Zélande, en Australie et au Royaume-Uni aussi, l’éthanol est fortement plébiscité.

Les femmes enceintes de toutes les couches de la population sont concernées par l’absorption de boissons alcoolisées. Mais certains facteurs modèrent ce risque, comme le fait d’être issue d’une ethnie minoritaire, d’être âgée de moins de 39 ans ou d’être obèse. Les fumeuses sont en revanche 17 à 50 % plus à risque de consommer de l’alcool.

Une substance tératogène

Les femmes interrogées semblent être plus insouciantes en début de grossesse qu’à la fin. 15 à 70 % des femmes affirment avoir bu une à deux unités standard par semaine au 1er trimestre. La part recule aux 2e et 3e trimestres, tout comme le nombre d’unités standard consommées. Mais comme l’ont montré plusieurs études, les méfaits de l’alcool sur le fœtus peuvent apparaître à n’importe quel stade de la grossesse. C’est pourquoi les médecins recommandent d’interrompre la consommation de boissons alcoolisées dès la conception.

L’alcool est en effet une substance tératogène, c’est-à-dire qu'elle provoque des malformations chez le fœtus. Chaque verre expose donc l’enfant à naître à un risque.
Et les conséquences pour les 7 500 à 8 000 enfants concernés chaque année en France sont très variables. Différents organes peuvent être atteints, le coeur ou le palais. Mais l'alcool reste particulièrement délétère pour le cerveau de l'enfant. Le syndrome d’alcoolisation fœtale est la 1ère cause de retard mental non génétique en France. A des degrés moindres, les enfants présentent des troubles de l’attention, des difficultés de concentration, de mémorisation à court terme ou encore d’apprentissage du calcul. 

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