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QUESTION D'ACTU

Vaccins : l'aluminium remis en question dans une étude de l'ANSM


  • Publié 22.09.2017 à 09h47
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A chaque jour, son scandale sanitaire. Ou plutôt une suspicion de scandale portée en place publique. Après les affaires du Levothyrox et de la pilule, aujourd’hui, Le Parisien met à la Une les risques liés à la présence d’aluminium dans les vaccins.
Plusieurs patients et associations dénoncent depuis longtemps la présence de cet adjuvant dans la composition de vaccins. Il serait à l’origine, dans certains cas, de la survenue de myofasciite à macrophages, une maladie qui se traduit par une grande fatigue, des douleurs musculaires et des troubles neurologiques.
Jusqu’à présent, aucune étude n’a mis en évidence le lien de cause à effet entre les vaccins et cette pathologie.

Mais, cette fois, le quotidien dévoile les conclusions d’une étude, qui, sans remettre en cause le bien-fondé des vaccins, soulèvent quelques questions. Financés par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ces travaux pointent deux pistes qu’il conviendrait de creuser.
Même injecté à faible dose dans les muscles de la souris, résume la journaliste Florence Méréo, « l’adjuvant aluminique peut, selon l’étude, induire une accumulation d’aluminium à long terme et des effets neurotoxiques ». Pour les experts conduits par le Pr Romain Gherardi, chef du service des pathologies neuromusculaires à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, « la dose ne fait pas le poison ».

Autre découverte, sept gènes sont surreprésentés chez des patients atteints de myofasciite à macrophages. Autrement dit, l’hypothèse d’une susceptibilité génétique à l’aluminium ne doit pas être écartée.

Le conseil scientifique de l’ANSM demande des « approfondissements » et le Pr Gherardi, 550 000 euros pour poursuivre ses recherches. Sans se faire trop d’illusions. En finançant l’essai à hauteur de 150 000 euros, « l’ANSM s’est donné bonne conscience et puis basta », répond le spécialiste au quotidien.
Autre motif d’inquiétude, les conclusions des experts, remises en mars dernier, n’ont jamais étaient rendues publiques. Interrogé par la journaliste, le ministère de la Santé ne voit pas d’inconvénient à la poursuite de ces travaux. L’ANSM n’y est pas hostile. Mais sur la question du financement, les interlocuteurs regardent ailleurs. Une manière de « se refiler la patate chaude ». Comme souvent en France sur les questions de santé publique !

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