- Il existe deux formes de DMLA tardive dans lesquelles la zone centrale de la rétine appelée macula dégénère.
- L’une de ces deux formes est dite DMLA néovasculaire.
- Cette forme de DMLA serait, d’après une nouvelle étude, associée à une augmentation du risque de cancer.
En France, 25 à 30 % des plus de 75 ans sont touchés par la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Cette maladie touche la zone centrale de la rétine, appelée macula. Il existe deux formes de DMLA tardive dans lesquelles la macula dégénère : celle dite atrophique et la néovasculaire.
La DMLA augmente le risque de développer un cancer
C’est justement sur cette dernière forme que des chercheurs du Centre médical de l'Université Konkuk, à Séoul, en Corée du Sud, ont travaillé. Pour cela, ils ont analysé la base de données de l’Assurance maladie coréenne.
En tout, plus de 334.091 personnes âgées de 50 ans et plus ont été inclus dans leur étude, dont 83.742 atteintes de DMLA néovasculaire. En moyenne, les participants ont été suivis pendant une dizaine d’années.
Résultats : les personnes atteintes de DMLA néovasculaire avaient un risque plus important de développer certains cancers, comparativement aux participants qui n’étaient pas atteints de cette maladie.
Un risque plus élevé pour certains cancers spécifiques
Cette plus grande probabilité concernait surtout quelques cancers spécifiques : ceux du rein, du pancréas, du poumon, de la vessie, de la prostate et de la thyroïde. Pour ce dernier, les chercheurs ont calculé un risque de le développer 24 % plus élevé chez les personnes atteintes de DMLA néovasculaire.
Parmi les hypothèses pour expliquer le lien entre DMLA néovasculaire et cancer, les chercheurs évoquent des facteurs liés au système sanguin, notamment des anomalies des vaisseaux, mais aussi plus largement dus au vieillissement. Par exemple, l'inflammation chronique, le dérèglement immunitaire ou encore le stress oxydatif, qui pourraient à la fois être impliqués dans le développement de la DMLA néovasculaire et du cancer.
“Ces résultats indiquent que la DMLA néovasculaire pourrait servir de marqueur clinique de vulnérabilité à certains cancers, par des mécanismes possiblement communs, (...) impliqués dans la susceptibilité aux maladies liées au vieillissement”, écrivent les chercheurs, dans un communiqué. En France, la DMLA est la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans, selon l’Inserm.



