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QUESTION D'ACTU

Origines animales ?

Covid-19 : des virus très proches du SARS-CoV-2 découverts chez des chauves-souris

Ces séquences de virus seraient capables de pénétrer dans les cellules humaines. 

Covid-19 : des virus très proches du SARS-CoV-2 découverts chez des chauves-souris ClaudioVentrella/istock

  • Publié le 22.09.2021 à 15h39
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L'ESSENTIEL
  • L’étude n’a pas encore été revue par les pairs, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été validée par un comité de chercheurs.
  • Plusieurs virus se transmettent entre la chauve-souris et l’humain, comme le SRAS en 2003 ou le virus de Marburg.
  • Les animaux sauvages sont impliqués dans plus de deux tiers des maladies infectieuses humaines.

Plus de 200 millions de personnes ont été contaminées par le nouveau coronavirus dans le monde, mais les scientifiques ne connaissent toujours pas l’origine exacte du SARS-Cov-2. Des travaux de l’Institut Pasteur pourraient faire avancer les recherches à ce sujet. Dans le nord du Laos, une équipe a découvert des séquences de virus proches de la Covid-19 chez des chauves-souris. Celles-ci pourraient contaminer les humains. Les résultats de cette recherche ont été publiés sur le site Research Square. 

Des chauves-souris dans des grottes calcaires 

Entre fin 2020 et début 2021, des scientifiques de l’Institut Pasteur du Laos et de l’université nationale du Laos ont conduit une recherche de terrain auprès de chauves-souris vivants dans des grottes calcaires dans le nord du pays. Ces formations géologiques sont semblables à celles qu’on retrouve dans le sud de la Chine ; pour cette raison, les chercheurs ont choisi d’y mener des recherches. Sur dix espèces de chauves-souris, ils ont identifiés environ 25 types de coronavirus. 

Des virus très proches de la Covid-19

Les analyses menées sur ces animaux ont révélé la présence de séquences de virus semblables à celles de la Covid-19. "Nous avons constaté que les domaines de liaison au récepteur de ces virus diffèrent de celui du SARS-CoV-2 par seulement un ou deux résidus, expliquent les chercheurs. Ils se lient aussi efficacement à la protéine ACE2 que la souche SARS-CoV-2 Wuhan isolée dans les premiers cas humains." Cette protéine, présente à la surface des cellules, est nécessaire pour que le virus puissent entrer à l’intérieur de celles-ci. Néanmoins, les séquences identifiées ne possèdent pas le "site de coupure à furine" : or celui-ci active la protéine Spike et lui permet de s’attacher à la protéine ACE2. Face à cette absence, les scientifiques ont plusieurs hypothèses. Il est possible qu’un virus non pathogène ait d’abord circulé chez l’humain, puis muté vers des versions pathogènes, ou bien qu'il existe d’autres virus non identifiés possédants ce site de coupure à furine. 

Le virus s’est-il transmis via le pangolin ?

Aux débuts de l’épidémie, un animal a été soupçonné d’avoir transporté le virus et contaminé l’humain : le pangolin. "Le pangolin a été suspecté d'être un hôte intermédiaire du SRAS-CoV2", résument les auteurs de cette recherche. Suite à leurs découvertes, ils estiment possible que le virus ne soit pas passé par un hôte intermédiaire, mais qu’il ait été transmis de la chauve-souris à l’humain directement. Au début de l’année 2021, une équipe internationale s’est rendue en Chine pour travailler sur les origines du virus. Après publication de son rapport en mars 2021, l’Organisation mondiale de la santé a demandé des recherches complémentaires. "Du point de vue de l’OMS, toutes les hypothèses restent sur la table, a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ce rapport marque un début très important, mais le chemin ne s’arrête pas là. Nous n’avons pas encore trouvé la source du virus et nous devons continuer de suivre les éléments scientifiques et d’explorer toutes les pistes possibles."

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