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Covid-19 : vers une vaccination obligatoire des soignants en septembre ?

Si la vaccination des soignants est jugée insuffisante en septembre, le gouvernement envisage de la rendre obligatoire.

Covid-19 : vers une vaccination obligatoire des soignants en septembre ? nikom1234/iStock

  • Publié le 29.06.2021 à 17h00
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L'ESSENTIEL
  • 22% des soignants libéraux, 36,5% du personnel hospitalier et 44,7% dans les Ehpad n'ont pas reçu d'injection de vaccin.
  • En Italie, les premières sanctions contre les personnels soignants qui refusent la vaccination viennent de tomber avec suspension de salaires.
  • En France, quasiment une personne sur deux a reçu la première injection et près d'un tiers a eu les deux doses.

Au niveau national, 22% des soignants libéraux n'ont pas reçu d'injection de vaccin. Ce chiffre monte à 36,5% pour le personnel travaillant dans les hôpitaux. Dans les Ehpad, ils sont plus de 44,7% à ne pas avoir sauté le pas. Des chiffres jugés trop faibles par le gouvernement. Ce mardi, au micro de Franceinfo, Olivier Véran a assuré que si la vaccination des soignants continue d’être insuffisante en septembre, “nous irons vers une vaccination obligatoire”.

L’Italie a sauté le pas

Le gouvernement considère la vaccination suffisante si 80% des soignants se vaccinent et il se donne le temps de l’été pour voir comment la situation évolue. “On a donné la date de septembre, on se donne l'été pour que tout le monde ait eu le temps de faire son choix et de se faire vacciner. Après quoi, si la vaccination est insuffisante, nous irons vers une vaccination obligatoire”, a assuré le ministre de la Santé.

Récemment, l’Italie a passé le pas. Les premières sanctions contre les soignants qui refusent de se faire vacciner sont tombées alors que 2,36% des près de 2 millions de personnel médical n’ont pas reçu d’injection. Dans la région de la Calabre, au sud-ouest du pays, seize soignants - des infirmiers, des sages-femmes et un vétérinaire – ont vu leur salaire être suspendu jusqu’au 31 décembre. Pour l’heure, Olivier Véran n’a pas donné d’indication sur les sanctions éventuelles qu’encourront les soignants non-vaccinés en France.

Un devoir moral

Le ministre de la santé explique que l’obligation vaccinale n’est pas une nouveauté, notamment pour le personnel soignant. “ On ne peut pas travailler dans un hôpital si on n’est pas vacciné contre l'hépatite B (...) Vous ne pouvez pas prendre l'avion en Guyane si vous n'êtes pas vacciné contre la fièvre jaune”, a-t-il rappelé. Olivier Véran exhorte le personnel médical à suivre le même schéma pour les vaccins anti-Covid. “Parce que leur boulot est compliqué, parce qu'ils en ont ras le bol, qu'ils ont eu une année qui est très difficile, je leur dis juste que la seule manière de nous en sortir est de reléguer le Covid aux oubliettes, en protégeant les plus fragiles d'entre nous, qui même vaccinés gardent un risque de décéder ou de faire une forme grave.

Alain Fischer, le président du conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, est lui aussi favorable à l’obligation vaccinale pour les personnels soignants. “Malgré le fait que cette vaccination est ouverte depuis de long mois, il y a une fraction de ces personnels qui ne se vaccinent pas, a-t-il asséné sur LCI. Ce n'est pas admissible, il y a une notion fondamentale qui est l'exemplarité. On ne peut pas venir soi-même sans apporter les garanties de sécurité. On sait aujourd'hui que les vaccins qu'on utilise protègent contre la transmission.” Pour lui, le refus de vaccination correspond à une “mise en danger d’autrui.

L’Académie de médecine favorable au vaccin obligatoire

La question de la vaccination obligatoire pour l'ensemble de la population continue de se poser, bien que pour l'heure le gouvernement n'envisage pas une telle option. Le 25 mai dernier, l’Académie de médecine a rendu un avis pour défendre cette stratégie. Selon elle, la vaccination obligatoire "s’impose dans tous les cas où une vaccination efficace permet d’éliminer une maladie répandue, sévère et souvent mortelle". Les experts ajoutent : "avec un taux d’efficacité de 90 à 95% contre les formes graves de la Covid-19, les vaccins actuellement homologués en France contre le SARS-CoV-2 remplissent les conditions qui permettent de recourir à l’obligation vaccinale face à une épidémie redoutable, en particulier socialement, que les mesures individuelles (gestes barrière) et collectives (couvre-feu, confinement) sont incapables de contrôler dans la durée."

Un tiers de la population a reçu les deux doses

Actuellement, près d’une personne sur deux a reçu une première injection (49,82%) en France. Près d’un tiers (31,78%) ont eu les deux doses, selon les chiffres du 27 juin fournis par l’outil Covidtracker.

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