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Le printemps approche

Rhinite allergique ou rhume ? Quatre indices pour bien les distinguer

À l'approche du printemps, les rhumes et rhinites allergiques font de nombreux malades. Mais si les deux afflictions font éternuer à en faire tomber le nez, leurs causes et traitements diffèrent. 

Rhinite allergique ou rhume ? Quatre indices pour bien les distinguer luna4/iStock

  • Publié 17.03.2019 à 18h30
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L’hiver touche à sa fin. Le printemps s’apprête à pointer le bout de son nez, amenant avec lui quelques degrés de plus, ainsi que la rhinite allergique, plus communément appelée rhume des foins. Mais due aux changements brutaux de température, cette période est également propice aux rhumes. Pourquoi Docteur vous donne ici quatre clés pour distinguer ces deux afflictions aux allures si similaires.

La durée de la maladie

Un rhume dure d’une semaine à dix jours tandis qu’une rhinite allergique dure généralement toute une saison, le plus souvent celle du printemps.

La nature de la maladie  

Le rhume est une maladie contagieuse. Le virus peut se propager par le contact des mains avec une personne infectée ou un objet contaminé quand celles-ci sont ensuite portées à la bouche, aux yeux ou nez. La période d’incubation est très courte, variant d’une douzaine d’heures à quelques jours.

Le rhume des foins apparaît quant à lui périodiquement, le plus souvent au printemps ou à l’été avec la floraison de la plante allergène. Au début du printemps, le pollen des arbres est le plus souvent responsable de cette affliction tandis qu’en juillet, les graminées (herbes des prairies, foin et gazon) sont à mettre en cause. Les moisissures, plus nombreuses quand la neige fond et que les gens se mettent à entretenir leur pelouse, peuvent également provoquer une rhinite allergique. Cette dernière s’aggravera si vous passez du temps à la campagne ou au grand air.

Les symptômes de la maladie

Les éternuements et les démangeaisons des yeux (rouges ou larmoyants) et du nez témoignent le plus souvent d’une allergie. Lors d’un rhume en revanche, outre le nez qui coule, le malade souffre généralement d’un léger mal de gorge, ainsi que de courbatures, d’un gros mal de tête et parfois d’un peu de fièvre.

Le traitement de la maladie

Si vous avez un rhume, nul besoin d’aller chez le médecin. De nombreuses méthodes naturelles existent. Vous pouvez vous servir d’ingrédients tels que l’ail, le zinc ou le gingembre pour décongestionner votre nez. Inhaler de la vapeur d’eau aux huiles essentielles de thym ou d’eucalyptus pendant cinq à six minutes est également un bon remède. Pour nettoyer votre nez, utilisez de l’eau salée : faites dissoudre 2 cuillerées à thé de gros sel marin dans un verre d’eau distillée ou d’eau minérale tiède. Mouchez-vous et instillez le liquide dans chaque narine avec un compte-gouttes. Pensez également à bien vous hydrater avec de la soupe de poulet (plus c’est chaud, meilleur c’est) et bien sûr beaucoup d’eau.

Si vous avez un doute sur la nature de votre maladie, rendez-vous chez l’allergologue pour faire des tests cutanés. Au cas où vous seriez allergique, le procédé sera le même tous les ans à la période du rhume des foins. Restez à l'intérieur autant que possible entre 16 et 20h, prenez un antihistaminique, à base de desloratadine (Aerius®) ou de cétirizine (Zyrtecset®) le temps prescrit par le médecin. Si ce traitement ne suffit pas, vous pourrez toujours vous soignez avec des corticoïdes (sous ordonnance). Et si vraiment, l’allergie vous pourrit la vie, n’hésitez pas à vous lancer dans une désensibilisation sous-cutanée ou sublingale chez votre allergologue.  

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