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Le surpoids ou l’obésité pourrait améliorer les chances de survie après un AVC

Si l’obésité est une réelle maladie, certains chercheurs américains soutiennent qu’être en surpoids ou obèse pourrait augmenter les chances de rémission après un AVC.

Le surpoids ou l’obésité pourrait améliorer les chances de survie après un AVC Manuel-F-O / Istock

  • Publié 07.03.2019 à 10h45
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L'obésité n’est pas à prendre à la légère : elle peut entraîner diverses complications. Parmi celles-ci, il y a l’athérosclérose et les maladies cardiaques, le diabète, le cancer et même les troubles du sommeil. En cas de surpoids aggravé, la personne encourt un risque de mortalité plus élevé, ainsi que des problèmes de santé mentale tels que la dépression et l’anxiété.

Malgré tout cela, certains chercheurs soutiennent qu'un excès de graisse corporelle peut avoir un effet cardiovasculaire protecteur. Cette théorie est apparue pour la première fois en 2002 : les auteurs d'un document de référence ont alors inventé l'expression "paradoxe de l'obésité" pour décrire cette théorie. Selon eux, les personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) élevé sont moins susceptibles de mourir de maladies cardiovasculaires que les personnes de poids normal.

Le "paradoxe de l’obésité" et ses controverses

Depuis, cette théorie a fait l’objet de nombreuses controverses de la part d’autres scientifiques. Mais de nouvelles preuves semblent l’appuyer. Le Docteure Zuolu Liu - de l'Université de Californie à Los Angeles - et ses collègues ont effectué des recherches pour voir comment le paradoxe de l'obésité s'applique à l'AVC. Les précédentes études sur le même sujet ayant donné des résultats mitigés, l’équipe de chercheurs a voulu tester par eux-mêmes la théorie : "On a d'abord remarqué que le fait d'être en surpoids pouvait augmenter les chances de survie des personnes souffrant de maladies du rein et du cœur. Nous avons donc voulu déterminer si c'était pareil pour l'AVC", explique le Docteure Liu qui a présenté ses travaux à la 71ème assemblée annuelle de l'American Academy of Neurology.

Jusqu'à 62% de chances en moins de mourir

Pour leur étude, les chercheurs ont examiné 1 033 personnes ayant subi un accident vasculaire cérébral ischémique (un blocage des artères qui pompent le sang vers le cerveau). Les participants avaient en moyenne 71 ans et leur IMC moyen était de 27,5. Pour rappel, les personnes dont l'IMC se situe entre 25 et 29,9 sont considérées en surpoids, tandis qu'un IMC supérieur à 29,9 indique l'obésité. Le Dr Liu et son équipe ont regroupé les participants en cinq catégories - "maigres, normaux, en surpoids, obèses, et obèses sévères" - en fonction de leur IMC. Les chercheurs ont ensuite surveillé la survie et la récupération des participants pendant 3 mois après leur AVC.

Et les résultats sont là : le risque de décès par AVC serait 62% moins élevé chez les personnes obèses sévères que chez celles dont l'IMC était normal. Pour la Docteure Liu et ses collègues, une "explication possible est que les personnes en surpoids ou obèses peuvent disposer d'une réserve nutritionnelle qui les aidera à survivre pendant une maladie prolongée". Les chercheurs ajoutent que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier la relation entre IMC et AVC.

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