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Perturbateurs endocriniens : des substances chimiques nocives aussi dans notre mobilier

Notre environnement est composé de produits chimiques et les meubles de notre logement n’y échappent apparemment pas. Des toxines ont été retrouvées dans les urines et le sang d’enfants.

Perturbateurs endocriniens : des substances chimiques nocives aussi dans notre mobilier fizkes / iStock

  • Publié 22.02.2019 à 11h31
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Produits d’entretien, dentifrice, shampooing et lessive… Plus les études se multiplient, plus la liste des produits composés de substances chimiques pouvant être nocives s’allonge. Une équipe de chercheurs américains, menée par Heather Stapleton, chimiste spécialiste de l’environnement, s’est penchée sur le mobilier présent dans nos logements et sur les conséquences que les substances découvertes peuvent avoir sur les enfants et leurs développement. Les résultats de cette étude ont été présentés à l’occasion du meeting annuel de l’Association américaine pour l’avancée des sciences, à Washington DC.

Une exposition aux composés organiques semi-volatils (COVS)

Pour cette étude, les chercheurs ont analysé l’exposition d’enfants de 190 familles à des substances, appelées composés organiques semi-volatils (COVS). Ces derniers n’ont pas fait l’objet de beaucoup d’études scientifiques, mais nous savons qu’ils proviennent d’émanations de détergents, de peintures, de revêtements de sol ou muraux. On les trouve aussi dans les câbles électriques, les rideaux de douche ou encore, les vieux joints d’étanchéité.

Certains composés organiques semi-volatils proviennent aussi de la fumée de cigarette ou de la combustion d’encens. La particularité des COVS est qu’ils ne disparaissent pas grâce à l’aération et peuvent rester dans un environnement pendant plusieurs années. Les chercheurs ont analysé l’exposition des enfants à ces substances pendant trois ans, avec des échantillons d’air intérieur, de poussière et de mousse contenus dans leurs logements.

Jusqu'à six fois plus de toxines dans le sang 

Les composés organiques semi-volatils représentent en réalité plusieurs catégories de subtances. Parmi les plus présentes, il y a les phtalates, que l’on retrouve dans les matières plastiques et qui sont susceptibles de causer de l’asthme. Mais dans les logements, les composés chimiques sont nombreux. "Nous avons quantifié 44 biomarqueurs d’exposition aux phtalates, aux organosphosphorés, aux retardateurs de flamme bromés (RFB), aux parabènes, phénols et agents antibactériens", détaille Heather Stapleton.

Aussi, les scientifiques ont découvert que lorsqu’un canapé par exemple présente des traces de polybromodiphényléthers (PBDE), les enfants en présentent six fois plus de traces dans le sang que ceux qui vivent dans un logement sans cette substance. L’exposition aux polybromodiphényléthers peut causer du diabète, des problèmes hépatiques et de la thyroïde. Mais aussi des effets indésirables sur le système nerveux, le système immunitaire et reproducteur.

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