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QUESTION D'ACTU

Crise des opioïdes

Etats-Unis : les parents plébiscitent toujours les opioïdes pour soigner leurs enfants

Les deux tiers des parents américains pensent que les opioïdes sont plus efficaces pour traiter leurs enfants que les autres traitements.  

Etats-Unis : les parents plébiscitent toujours les opioïdes pour soigner leurs enfants tab1962/iStock

  • Publié 27.01.2019 à 17h00
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La crise des opioïdes touche aussi les enfants aux Etats-Unis. Entre 1999 et 2016, ils sont environ 9 000 à avoir succombé à une overdose. Les parents américains ne sont pourtant pas prêt à renoncer à ces médicaments pour soigner leurs enfants. L’American Society of Anesthesiologists (ASA), un comité qui rassemble des médecins anesthésistes, a réalisé un sondage auprès d'environ 1 000 parents sur les opioïdes : plus des deux tiers d’entre eux les trouvent plus efficaces que n’importe quel autre médicament. 

Des alternatives aux opioïdes existent

Les parents interrogés ont des enfants âgés de 13 à 24 ans et un tiers d’entre eux ont déjà reçu des opioïdes. Ces derniers sont des anti-douleurs puissants dont la prise peut provoquer des addictions graves. C’est pourquoi des alternatives sont proposées par les professionnels de santé dans le cas où la douleur n’est pas trop forte. Les parents interrogés confient être intéressés par ces médicaments moins dangereux mais ils sont seulement 37 % à en avoir parlé au médecin qui a prescrit des opioïdes à leur enfant. Quand il leur a été demandé ce qu’ils pensaient des opioïdes, ils étaient plus de la moitié à être inquiets que leur enfant devienne accro.

Un manque d’information 

83 % des parents déclarent être suffisamment informés sur la manière de gérer ce traitement avec leur enfant. Les réponses au sondage contredisent cette affirmation : seulement la moitié des personnes interrogées range les traitements dans des endroits sécurisés. Dans de nombreux cas, les enfants reçoivent une prescription supérieure à leur besoin (60 %) et seuls 39 % des parents choisissent de ramener les médicaments restant dans une pharmacie, un hôpital ou de les détruire de manière sécurisée. Les autres les conservent. 

L’ASA souhaite améliorer la communication entre parents, enfants et anesthésistes grâce aux réponses récoltées. Linda J. Mason, présidente de l’ASA, explique : "il est nécessaire que nous reconnaissions le manque de connaissances sur les opioïdes et que nous travaillons à le combler, pour s’assurer que tout le monde comprenne comment les utiliser de manière sécurisée afin de réduire les risques". 

Le fondateur d’un laboratoire au tribunal 

En 2017, 49 000 personnes sont décédées après une overdose d’opioïdes outre-Atlantique. Ce chiffre est supérieur à celui des morts sur la route. Le gouvernement américain veut faire condamner les laboratoires qu’il juge responsables de cette crise sanitaire sans précédent. 

Pour la première fois, un laboratoire est poursuivi pour son implication dans la crise. Un homme d’affaires américain va être jugé pour avoir poussé des médecins à prescrire les médicaments de son laboratoire, contre rémunération. John Kapoor, fondateur de Insys Therapeutics, commercialisait le Fentanyl, un médicament 100 fois plus puissant que la morphine. Son procès s’ouvre lundi 28 janvier à Boston. 

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