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Cancer du col de l'utérus : on sait maintenant quelles femmes doivent être suivies

Les méthodes de dépistage du cancer du col de l'utérus pourraient être plus précises. Explications. 

Cancer du col de l'utérus : on sait maintenant quelles femmes doivent être suivies dolgachov / Istock

  • Publié 10.12.2018 à 12h45
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Des chercheurs ont découvert un risque accru de cancer du col de l'utérus chez les femmes dont les cellules du vagin étaient touchées par certains types de papillomavirus (VPH), mais ne montraient aucun signe d'anomalies. Publiés dans la revue CANCER, ces résultats pourraient faire évoluer le dépistage.

Seuls certains types de VPH peuvent causer le cancer du col de l'utérus, soit principalement le HPV16 et le HPV18. Un test appelé "cytologie en milieu liquide" permet de les détecter. L'étude a inclu 576 femmes, qui ont été suivies pendant 9 ans. Au début de l’expérience, toutes étaient en bonne santé. Pendant la décennie, 92 participantes ont développé des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus, et 4 ont développé un cancer. Les 576 échantillons d’utérus ont été testés rétroactivement pour le VPH.

Les femmes de moins de 30 ans

Résultat : le VPH était beaucoup plus fréquent chez les malades. Concernant les femmes de moins de 30 ans, seul le VPH-16 et le VPH-18 ont été associés à un risque accru de cancer du col de l’utérus. Pour les femmes âgées de 30 ans et plus, plus de types de VPH se sont révélés cancérigènes.

"Ces résultats indiquent clairement que la cytologie en milieu liquide doit être intégrée aux programmes de dépistage", a déclaré la directrice de l’étude Sonia Andersson, du Karolinska University Hospital and Institute (Suède). "Les femmes de moins de 30 ans porteuses du VPH16 ou du VPH18 doivent être suivies de près. Chez les femmes plus âgées, tout résultat positif au VPH implique un contrôle continu". Toujours selon la chercheuse, les femmes présentant des lésions précancéreuses au niveau du col de l’utérus devraient aussi recevoir un traitement gynécologique approprié pour aider à prévenir un cancer invasif.

Les femmes homosexuelles

Chez la majorité des femmes, le virus du papillome humain (VPH) est éliminé par le système immunitaire. Lorsque ce n’est pas le cas, une infection s’installe et cause des lésions précancéreuses, qui peuvent évoluer vers un cancer du col de l'utérus et de la vulve si elles ne sont pas traitées à temps. Selon la même dynamique, le virus peut développer des cancers de l’anus, du pénis, de la gorge et de la bouche chez les hommes, ces deux derniers étant contractés via le sexe oral (et concernent donc aussi potentiellement les femmes homosexuelles). 

Les préservatifs ne protégeant pas du virus, ce dernier a proliféré ces dernières années, chez les filles comme chez les garçons. La meilleure protection contre le papillomavirus est la vaccination avant infection, toujours chez les hommes et les femmes. Si certains pays comme l'Australie, le Canada ou l'Autriche préconisent la vaccination pour tous les adolescents, quel que soit leur sexe, aucun engagement officiel n'a été pris en ce sens en France. 

Vaccination

La vaccination est importante, mais elle ne protège cependant pas contre tous les types de papillomavirus (mais bien contre 70 à 80% d'entre-eux). Pour les femmes, les frottis de dépistage restent donc nécessaires, en plus de la vaccination. Pour les hommes, toutes manifestations anormales au niveau du pénis, de l’anus, de la gorge ou de la bouche doit pousser à consulter. Le papillomavirus peut notamment se manifester via des verrues anogénitales. Les changements précancéreux et cancéreux qui peuvent résulter d'une infection à VPH ne présentant habituellement pas de symptômes visibles, il essentiel de se faire examiner régulièrement.

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