Publicité

QUESTION D'ACTU

Détection des cellules pré-cancéreuses

Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV est plus efficace que le frottis

Généralement dépisté grâce au frottis cervico-utérin, le cancer du col de l’utérus pourrait être détecté de manière plus fiable et plus précoce s’il l’était grâce au dépistage du papillomavirus humain (HPV), révèle une étude.

Dépistage du cancer du col de l’utérus : le test HPV est plus efficace que le frottis IMAGEPOINTFR/EPICTURA

  • Publié 06.07.2018 à 12h40
  • |
  • |
  • |
  • |


"De 25 à 65 ans, un frottis tous les trois ans." La recommandation est bien connue des femmes françaises. En effet, cet examen permet de détecter les lésions précancéreuses du col de l’utérus. Mais il pourrait bientôt tomber en désuétude, au profit d’un autre examen : celui de dépistage papillomavirus humain (HPV).

Actuellement, le frottis de dépistage fonctionne partout de la même façon. Des cellules sont prélevées au niveau du col de l’utérus puis analysées. Des lésions sont recherchées. Mais cette méthode a une limite : la présence du papillomavirus n’est pas mesurée. Or, une infection persistante est responsable de 99,7% des cancers du col de l’utérus.

Un test 60% plus efficace

Selon des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver, Canada, il existe toutefois une autre méthode, moins douloureuse et invasive que le frottis cervico-utérin (ou test PAP), et plus efficace pour détecter le cancer du col de l’utérus : le dépistage du papillomavirus humain qui, analyse les cellules trouvées dans les sécrétions vaginales et cervicales.

Dans leur étude publiée par la revue JAMA, les chercheurs ont comparé l’efficacité du test HPV à celle du frottis cervico-utérin. Leur essai a été mené entre 2008 et 2016 auprès de plus de 19 000 femmes canadiennes. La moitié a subi un frottis, tandis que l’autre s’est pliée à un test HPV. Les participantes qui ont eu un résultat de dépistage négatif ont été à nouveau testées 4 ans plus tard avec l’autre méthode de dépistage. Les femmes ayant été dépistées grâce au test HPV ont vu leur risque de lésions précancéreuses réduit de 60% par rapport à l’autre groupe.

De manière générale, les femmes ayant subi un frottis cervical étaient deux fois plus susceptibles d'avoir des cellules anormales. Le test de dépistage du HPV a donné lieu à 22 cas alors que le frottis avait détecté 52 femmes présentant des cellules anormales.

"Nos résultats montrent que le test HPV détecte des lésions précancéreuses plus tôt pour qu’elles soient enlevées et détruites avant de devenir cancéreuses", explique le Dr Gina Ogilvie, auteure de l’étude. "Quand le test PAP a été introduit il y a 50 ans, il a considérablement réduit le nombre de femmes mourant du cancer du col de l’utérus. Mais le test HPV peut rapprocher ce nombre de zéro", poursuit la chercheuse.

Le test PAP toujours pratiqué en première intention en France

Cette étude n’est pas la première à souligner l’efficacité du test HPV pour détecter de manière précoce le cancer du col de l’utérus. D’autres travaux ont déjà été menés en ce sens et ont notamment inspiré l’Australie, qui pratique systématiquement ce test pour détecter plus efficacement les cellules pré-cancéreuses.

Aux États-Unis, les deux méthodes sont employées dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus, ce qui n’est pas encore le cas en France, où le test PAP est toujours pratiqué en première intention.

Ce sujet vous intéresse ? Venez en discuter sur notre forum !
Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

Publicité

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES

Publicité