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QUESTION D'ACTU

Symptômes et diagnostique

Cancer de l'anus : les symptômes qui peuvent vous alerter

Souvent considéré à tort comme une maladie honteuse, le cancer de l'anus touche environ 1000 personnes chaque année en France. Quels sont les symptômes qui peuvent vous alerter ?

Cancer de l'anus : les symptômes qui peuvent vous alerter grinvalds /istock

  • Publié 20.05.2018 à 11h30
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Chaque année en France, environ 1000 personnes sont touchées par le cancer anal, soit trois fois plus qu'il y a 30 ans. Pourtant, même si les cas sont de plus en plus nombreux, cette maladie reste méconnue du grand public. Considéré dans l’imaginaire collectif comme honteux, ce cancer, qui n’a rien à voir avec le colorectal, est largement sous-médiatisé. Il concerne pourtant les femmes et les hommes, notamment après l'âge de 65 ans. "Alors qu’il était rare et ne concernait que les femmes âgées, son incidence augmente fortement, et il intéresse maintenant les hommes jeunes", mettent en garde des médecins dans un tribune du Monde.

Quels sont les symptômes du cancer anal ?

Le cancer de l'anus se développe dans le canal anal, la partie terminale du tube digestif située derrière le rectum et se manifeste sous la forme de saignements et de douleurs anales. Ces signes sont peu différents de ceux observés lors de maladies anales bénignes telles que des poussées hémorroïdaires, ce qui le rend "discret". D'autant que les premiers symptômes apparaissent généralement lorsque la tumeur a grossi et envahi les tissus voisins.

Il est donc important d'aller consulter un médecin si vous souffrez de saignements ou que vous voyez du sang dans vos selles. Un inconfort, voire une pression dans la région anale peut aussi vous alerter. De même que des démangeaisons, une masse ou une enflure près de l'anus ou à l'aine, ainsi qu'un rétrécissement du transit intestinal, comme par exemple un rétrécissement des selles. Le fait que ces symptômes durent dans le temps doivent vous mettre la puce à l'oreille.

Le papillomavirus humain responsable dans 9 cas sur 10

Neuf fois sur dix, il se développe après une infection due au papillomavirus humain (HPV). Or, si le vaccin contre cette maladie est très largement recommandé pour les jeunes filles afin de prévenir les lésions et le cancer du col de l’utérus, les garçons semblent laissés pour compte. En effet, bien que depuis 2017, les hommes de moins de 26 ans qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) puissent recevoir le vaccin anti-HPV et être remboursés en France, cette pratique est encore bien trop confidentielle. 

D’après l’Institut national du cancer (Inca), le cancer de l’anus est ainsi le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes vivant avec le VIH. "L’infection VIH favorise l’apparition des lésions associées aux HPV et augmente le risque de cancer. La muqueuse anale est très vulnérable à l’entrée des virus, dont les HPV. Une pénétration, mais aussi tout contact de la muqueuse anale avec un vecteur contaminé (doigt, sex toy...), est un moyen de transmission des HPV", expliquent les médecins.

Comment diagnostiquer un cancer anal ?

Comme expliquer plus haut, le diagnostique du cancer anal est complexe. Il existe donc une batterie d'examens pour le confirmer. Votre médecin commencera par vous interroger sur vos symptômes, une éventuelle infection au virus du papillome humain (VPH), vos comportements sexuels, y compris le nombre de partenaires sexuels et les relations sexuelles anales que vous avez pu avoir, ou encore vos antécédents familiaux. Comme le détaille la société canadienne du cancer, lors de l'examen physique, le médecin pourra examiner votre région anale pour déceler une masse ou une région où la peau est anormale, effectuer un toucher rectal (TR), vous palper l'aine pour déceler d'éventuels ganglions lymphatiques enflés, ou effectuer un examen pelvien ou un test Palp pour vérifier l’état du vagin et du col de l’utérus.

Enfin, des tests sanguins, ainsi qu'une endoscopie pourront être réalisée. "Différents types d’endoscopie peuvent être effectués pour diagnostiquer le cancer de l’anus et en établir le stade. Leurs noms varient selon les structures ou les organes qu’ils permettent d’examiner", détaille le site. "Une anuscopie permet au médecin d’observer l’intérieur du canal anal et de la dernière partie du rectum à l’aide d’un anuscope. La rectoscopie permet d’observer l’entièreté du rectum. La sigmoïdoscopie permet d’observer le rectum et le côlon sigmoïde (la dernière partie du côlon)". Puis il est également possible d'effectuer une échographie transrectale, une biopsie ou encore un dépistage du VIH.

"Pour les 20 % à 30 % de patients restants chez qui la tumeur persiste ou ­récidive, il faut proposer une chirurgie très mutilante : l’amputation abdomino-périnéale. Comme son nom le dit un peu, cette intervention procède à l’ablation du rectum jusqu’au canal anal et emporte l’appareil sphinctérien et la peau périanale", préviennent les médecin dans le Monde. D'où l'intérêt de consulter un médecin rapidement, en dépit de la gêne occasionnée. Car diagnostiqué précocement, le cancer de l'anus peut être soigné facilement. 

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